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Les mobilisations pour la défense des RASED

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Année scolaire 2013-2014 : la trahison en marche

Hamon a remplacé Peillon, mais rien ne bouge. J’avais croisé Hamon lors de la projection du film Un parmi les autres, très agréablement. Sa nomination m’avait laissé quelques espoirs, vite déçus : il fait carrière, sinon il ne serait jamais entré dans un gouvernement aussi catastrophique. Pour protester là contre, la FNAREN a publié un communiqué de presse daté du 22 juin 2014, intitulé Urgence RASED : on ne joue pas avec l’avenir des enfants – Des actes et des moyens sur tout le territoire national !.

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À part enfumer ses “interlocuteurs”, Peillon semble surtout se hâter de ne rien faire. Pour réagir à ce pourrissement appliqué de la situation faite aux RASED, le Collectif National RASED vient de rendre publique une lettre à Monsieur Vincent PEILLON datée du 10 février 2014 (format PDF).

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Pratiquement pas de créations de postes RASED, très peu de départs en formation, concertation avec les organisations professionnelles qui peine à dépasser la prise de contact... Manifestement, le gouvernement solférinien laisse pourrir la situation et joue la mort lente des RASED. Les naïfs qui ont cru les discours de campagne de Hollande en sont pour leurs frais, ici comme ailleurs. Pour rappeler ce triste personnage à ses paroles et à ses engagements, le Collectif national RASED lance une campagne d’information et de mobilisation. Je relaie ici trois documents : une lettre ouverte à Vincent Peillon, en date du 30 septembre 2013, Collectif RASED • Rentree 2013, un document qui rappelle les engagements de campagne de l’actuel président, et RASED : Etat des postes depuis 2008, un document chiffré de la FNAREN sur les évolutions des effectifs (tous au format PDF). Voir aussi un document vidéo, intitulé Vous avez dit RASED..., centré lui aussi sur le rappel des promesses de campagne du candidat François.


L’année scolaire 2012-2013 : sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?

Une nouvelle réconfortante : dans un communiqué de presse en date du 10 juillet 2013, La commission des finances du Sénat préconise de donner aux RASED les moyens de leurs missions. Reste à souhaiter que cet avis soit suivi par le gouvernement solférinien...

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Le 28 mai 2013, la FNAREN a publié un communiqué intitulé Les RASED ne doivent pas être les oubliés de la Refondation....

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La concertation annoncée sur le devenir des RASED n’ayant toujours pas commencé, le Collectif RASED National publie, le 03 avril 2013, une nouvelle lettre ouverte à Vincent Peillon. À lire sur Le forum des enseignements spécialisés.

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Le 01 février 2013, le Collectif RASED National publie un appel intitulé RASED : ça ne peut plus attendre ! (format PDF). Cet appel demande au ministre la mise en place urgente du groupe de travail sur la place et l’évolution des missions des personnels spécialisés des RASED et la relance immédiate des départs en formation.

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Les défenseurs des RASED ont marqué un point important, au moins symboliquement : la récente circulaire du 18 décembre 2012 sur les dispositifs « plus de maîtres que de classes » précise en effet que ce “dispositif ne se substitue pas aux aides spécialisées, qui gardent toute leur pertinence pour les élèves en grande difficulté”. Reste évidemment à traduire dans les faits cet affichage de principe, ce qui implique la reconstruction des formations spécialisées et la re-création de milliers de postes. Ce n’est pas gagné d’avance et une forte mobilisation reste nécessaire pour avancer dans ces deux directions.

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Le “nouveau” pouvoir menace de parachever la suppression des RASED. Le précédent pouvoir avait mené ses attaques au nom de l’aide personnalisée. Cette nouvelle attaque est menée au nom du maître surnuméraire. Même ignorance crasse des réalités de la grande difficulté scolaire et mêmes orientations budgétaires fondamentales. Voir, sur Le forum des enseignements spécialisés, le billet intitulé RASED : alerte rouge.

Conscient de ces menaces, le Collectif national RASED publie, le 23 octobre 2012, un communiqué intitulé Pas de refondation de l’école sans les RASED ! et demande à être reçu par le ministre. Ce collectif est composé de l’AFPEN, la FNAME, la FNAREN, la FCPE, l’AGSAS, la CGT Educ’Action, le SGEN-CFDT, le SE-UNSA, le SIEN-UNSA, le SNPI-FSU, le SNUipp-FSU et SUD-Education.

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Dans une question écrite au Ministre de l’Éducation Nationale, Mme Jacqueline Fraysse, députée de la 4e circonscription des Hauts-de-Seine, s’étonne que le rapport concernant la “refondation de l’école” ne fasse aucune référence aux RASED et demande que leur place soit clairement et durablement réaffirmée.


Les RASED et le nouveau gouvernement : le temps des promesses

29 août 2012 : lors de sa conférence de rentrée, Vincent Peillon a donné le nombre de postes RASED “recréés” par lui, 104 exactement. 104 postes sauvés sur les 2 500 supprimés par son prédécesseur pour cette rentrée ! Cela augure très mal des années à venir. La mobilisation pour la défense et la promotion des RASED reste décidément plus que jamais nécessaire.

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Pendant le débat d’entre deux tours, François Hollande avait explicitement reproché au candidat sortant/sorti la destruction des RASED. Parmi les premières mesures annoncées par Vincent Peillon figure la re-création de postes RASED dès la prochaine rentrée. La Lettre à tous les personnels de l’éducation nationale, publiée par Vincent Peillon le 22 juin 2012, confirme l’intérêt porté aux RASED, ainsi que la création de 1 000 nouveaux emplois de professeurs des écoles dès la rentrée 2012. Mesure certes sympathique, bienvenue pour remonter le moral de nos professions si malmenées depuis 5 ans.

En réalité, cette mesure est un effet d’annonce peu coûteux, voire aux limites de l’escroquerie. Il ne s’agit nullement de nouveaux emplois, mais seulement d’une légère baisse des suppressions massives décidées par le gouvernement précédent : on passe ainsi, pour la rentrée 2012, de 5 700 suppressions d’emplois dans le primaire à “seulement” 4 700 postes supprimés. On ignore à ce jour combien de ces 1 000 postes non-supprimés seront des postes RASED, quelques petites centaines dans le meilleur des cas, chiffre à mettre en regard avec les 2 500 suppressions décidées par Chatel. La décision actuelle de Peillon revient donc à entériner la suppression de plus de 2 000 postes RASED. Le prétexte, pour le moins filandreux, est de ne pas désorganiser la rentrée... Comme par ailleurs le nouveau pouvoir ne remet en rien en cause la bancocratie européenne, il y a du souci à se faire pour la suite.


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Dernière révision : lundi 21 juillet 2014 – 19:55:00