Le régime de rémunération applicable à certains emplois
de direction d’établissement d’enseignement ou de formation
relevant du ministre de l’éducation


Décret n° 88-342 du 11 avril 1988 fixant le régime de rémunération applicable à certains emplois de direction d’établissements d’enseignement ou de formation relevant du ministre de l’éducation nationale.

 

Décret n° 88-342 du 11 avril 1988

Version consolidée au 10 novembre 2007, modifiée par les décrets n° 2002-87 du 16 janvier 2002 et n° 2007-1588 du 8 novembre 2007.

J.O. du 13 avril 1988 – Page 4847
NOR : MENF8800452D

Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre,
Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires, notamment son article 20 ;
Vu le décret n° 48-1108 du 10 juillet 1948 portant classement hiérarchique des grades et emplois des personnels civils et militaires de l’Etat relevant du régime général des retraites, ensemble les textes qui l’ont complété ou modifié, notamment son article 7 ;
Vu le décret n° 88-343 du 11 avril 1988 portant statuts particuliers des corps de personnels de direction de certains établissements d’enseignement ou de formation relevant du ministre de l’éducation nationale et fixant les dispositions relatives aux emplois de direction et à la nomination dans ces emplois ;
Vu l’avis émis par le Conseil supérieur de la fonction publique de l’Etat le 25 janvier 1988 ;
Le conseil des ministres entendu,

 


Article 1

Les personnels de direction régis par le décret n° 2001-1174 du 11 décembre 2001 portant statut particulier du corps des personnels de direction d’établissement d’enseignement ou de formation relevant du ministre de l’éducation nationale, nommés dans l’un des emplois de direction ou l’une des fonctions mentionnés à l’article 2 dudit décret, perçoivent la rémunération afférente au grade et à l’échelon qu’ils ont atteint dans leur corps et, en outre, dans la limite prévue à l’article 8 du présent décret, une bonification indiciaire soumise à retenue pour pension.

Cette bonification est fonction de la catégorie dans laquelle est classé l’établissement. Les personnels de direction nommés dans certaines des fonctions énumérées au 2° de l’article 2 du décret du 11 décembre 2001 précité bénéficient d’une bonification indiciaire spécifique fixée conformément aux dispositions ci-après.

Article 2

Les chefs d’établissement et leurs adjoints dont l’établissement a fait l’objet d’une mesure de déclassement bénéficient, s’ils demeurent en fonctions dans cet établissement et pendant une période de trois ans maximum, du maintien de la bonification indiciaire qu’ils percevaient antérieurement.

Toutefois, la limite de trois ans n’est pas opposable aux chefs d’établissement et à leurs adjoints qui, à la date du déclassement de l’établissement, étaient âgés d’au moins soixante ans.

Article 3

Les chefs d’établissement et les adjoints en fonctions en cette qualité depuis trois ans au moins dans un établissement classé en 3e ou 4e catégorie, mutés sur leur demande dans le même emploi dans un établissement classé dans une catégorie inférieure à celle de leur établissement d’exercice, bénéficient, dans les conditions définies ci-après, du maintien de la bonification indiciaire qu’ils percevaient antérieurement.

Les intéressés doivent être âgés de cinquante-cinq ans au moins à la date de leur mutation et justifier de quinze ans de services effectifs dans l’un des emplois de direction visés au présent décret.

Le maintien de la bonification antérieure est limité à une période de cinq années à compter de la date de la mutation.

Article 4

Les dispositions des articles 2 et 3 ci-dessus s’appliquent dans la limite d’un crédit budgétaire global égal à 3 p. 100 du montant des bonifications indiciaires attribuées l’année précédente au titre du présent décret.

Article 5

En outre, les chefs d’établissement et leurs adjoints bénéficient, pendant une période de trois ans maximum, du maintien de la bonification indiciaire qu’ils percevaient antérieurement en cas de mutation dans l’intérêt du service consécutive à la suppression de leur emploi.

Article 6

I. – Le montant de la bonification indiciaire applicable aux emplois de proviseur de lycée, de proviseur de lycée professionnel et de principal de collège est fixé ainsi qu’il suit :

Bonification (en points d’indice majoré) :

  • 1re catégorie : 80 ;
  • 2e catégorie : 100 ;
  • 3e catégorie : 130 ;
  • 4e catégorie : 150 ;
  • 4e catégorie exceptionnelle : 150.

Les personnels de direction exerçant les fonctions de directeur d’une unité pédagogique régionale des services pénitentiaires bénéficient des montants fixés ci-dessus. Ces unités font l’objet d’un classement spécifique par arrêté du ministre chargé de l’éducation nationale.

II. – Les personnels de direction exerçant des fonctions de proviseur vie scolaire bénéficient de la même bonification indiciaire que celle d’un chef d’établissement affecté dans un établissement d’enseignement ou de formation de 3e ou de 4e catégorie. Ils font l’objet d’un classement par arrêté du ministre chargé de l’éducation nationale. Les personnels de direction exerçant les fonctions de directeur d’un centre d’enseignement du Centre national d’enseignement à distance bénéficient de la même bonification indiciaire que celle d’un chef d’établissement affecté dans un établissement d’enseignement ou de formation de 3e catégorie.

Article 7

I. – Le montant de la bonification indiciaire applicable aux emplois de proviseur adjoint de lycée, de proviseur adjoint de lycée professionnel et de principal adjoint de collège est fixé ainsi qu’il suit :

Bonification (en points d’indice majoré) :

  • 1re catégorie : 50 ;
  • 2e catégorie : 55 ;
  • 3e catégorie : 70 ;
  • 4e catégorie : 80 ;
  • 4e catégorie exceptionnelle : 80.

Les personnels de direction exerçant les fonctions de directeur adjoint d’une unité pédagogique régionale des services pénitentiaires bénéficient des montants fixés ci-dessus, conformément au classement spécifique mentionné au dernier alinéa du I de l’article 6 ci-dessus.

II. – Les personnels de direction exerçant les fonctions de directeur adjoint d’un centre d’enseignement du Centre national d’enseignement à distance ou de directeur adjoint d’un institut universitaire de formation des maîtres bénéficient de la même bonification indiciaire que celle d’un personnel de direction adjoint affecté dans un établissement d’enseignement ou de formation de 3e catégorie.

Article 7-1

Le bonification indiciaire applicable aux emplois de directeur d’établissement régional d’enseignement adapté (EREA), de directeur d’école régionale de premier degré (ERPD) et de directeur adjoint chargé de section d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) est celle fixée par le décret n° 81-487 du 8 mai 1981 relatif au régime de rémunération applicable aux emplois de directeur d’établissement ou de formation relevant du ministre de l’éducation nationale.

Article 8

L’attribution de la bonification indiciaire prévue à l’article 1er ci-dessus ne peut avoir pour effet de conférer aux intéressés une rémunération brute soumise à retenue pour pension civile supérieure au traitement brut maximum soumis à retenue pour pension afférent à la hors-classe du corps des inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux.

Lorsque le calcul résultant de l’application des dispositions du présent décret conduirait au dépassement du traitement brut maximum fixé à l’alinéa précédent, la différence est allouée aux intéressés sous la forme d’une indemnité non soumise à retenue pour pension civile.

Article 9

Les articles 3, 4, 5 et 7 du décret n° 81-487 du 8 mai 1981 fixant le régime de rémunération applicable à certains emplois de direction d’établissement d’enseignement ou de formation relevant du ministre de l’éducation sont abrogés.

Article 9-1

Le présent décret peut être modifié par décret du Premier ministre contresigné par le ministre intéressé, par le ministre chargé de la fonction publique et par le ministre chargé du budget, après avis du Conseil supérieur de la fonction publique de l’Etat.

Lorsque ces modifications entraînent des dépenses supplémentaires au-delà des crédits ouverts au chapitre budgétaire correspondant, l’intervention du décret visé à l’alinéa précédent est subordonnée à l’ouverture des crédits nécessaires.

Article 10

Le Premier ministre, le ministre d’Etat, ministre de l’économie, des finances et de la privatisation, le ministre des départements et territoires d’outre-mer, le ministre de l’éducation nationale, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la fonction publique et du Plan, et le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la privatisation, chargé du budget, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Par le Président de la République :
François MITTERRAND
Le Premier ministre,
Jacques CHIRAC
Le ministre de l’éducation nationale,
René MONORY
Le ministre d’Etat, ministre de l’économie, des finances et de la privatisation,
ÉdouardD BALLADUR
Le ministre des départements et territoires d’outre-mer,
Bernard PONS
Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la fonction publique et du Plan,
Hervé de CHARETTE
Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la privatisation, chargé du budget,
Alain JUPPÉ

 

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Daniel Calin © Tous droits réservés Dernière révision : mardi 27 octobre 2009 – 18:30:00