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Un texte de Daniel Calin
Ce texte a servi de base à une conférence donnée le 07 avril 2001 dans le cadre des Amphis de l’A.I.S. de l’I.U.F.M. de Paris.
* * * *
Sommaire

Introduction
Le thème de notre matinée est : « Les aides à
l’élève en difficulté : éviter la dépendance,
organiser la séparation ». Cette formulation correspond à une
façon commune de poser un des problèmes majeurs des relations d’aide,
à savoir le risque, réel et constant, de voir l’aide donnée
créer chez celui qui la reçoit une dépendance chronique à
cette aide. D’où cette injonction d’avoir à éviter une
telle dépendance, et, pour ce faire, d’organiser la séparation
au fil même de l’aide.
Je vais pour ma part m’attacher à relativiser une telle prescription qui,
dans sa radicalité, me semble menacer la relation d’aide elle-même.
Un constat
La question de la séparation est un problème général
dans l’enseignement spécialisé, et au-delà.
Dans les établissements spécialisés, les professionnels sont souvent
confrontés à des problèmes sérieux à l’occasion
des sorties de leurs élèves, partielles ou complètes, qu’il
s’agisse de les envoyer en stage de professionnalisation, ou de les intégrer
dans un établissement scolaire ordinaire. La mythologie intégrative imagine
volontiers les élèves des établissements médico-éducatifs
comme des victimes d’un enfermement, prêts à se précipiter hors
les murs qui les contraignent dès que l’occasion s’offre à eux.
La réalité est bien évidemment plus complexe. Les murs qui contraignent
peuvent aussi contenir, ou, plus simplement et plus banalement, abriter. Les relations
d’aide complémentaires et structurées qui constituent la trame et la raison
d’être de ces établissements fournissent un appui suffisamment vital pour
nombre de leurs élèves pour qu’ils aient le plus grand mal à
s’en éloigner, même quand ils en ont le désir, même quand
ils en ont fait le choix. C’est pourquoi il est si fréquent de les voir mettre
en échec les stages ou les intégrations scolaires les mieux préparés.
Dans les classes spécialisées, la manifestation la plus banale de la
dépendance à l’égard du fort étayage personnalisé
assuré par le maître de la classe est la grande difficulté des
remplacements à l’occasion des absences du maître titulaire.
J’ai souvent vu des remplaçants, même solides et expérimentés,
se faire « démolir » en quelques heures par des enfants pourtant
inoffensifs en apparence avec leur enseignant habituel.
Dans les RASED, en regroupement d’adaptation, comme plus encore en rééducation,
c’est la question de la fin des prises en charge qui signifie, de façon directe,
la dépendance induite par l’aide reçue. Une fin de prise en charge trop
précoce ou mal préparée peut effacer en un jour tout le bénéfice
de l’aide reçue, parfois de façon irréversible.
On peut rapprocher ces phénomènes de dépendance à l’aide
reçue, au-delà du secteur qui nous concerne, de la question lancinante de la fin
de la cure en thérapie analytique, ou de la problématique récurrente
de l’assistanat dans le travail social.
Problématisation
Cela pose le problème de la nature de la relation d’aide. Qu’est-ce que
la relation d’aide ? Quelles sont les relations entre aide et dépendance ?
Une dépendance normale
Il faut commencer par reconnaître que ces questions d’autonomie et
d’indépendance sont toujours à relativiser. Personne n’est
pleinement autonome, ni totalement indépendant. L’autarcie du sujet humain est
un mythe, et fait un bien triste idéal. Il existe une dépendance normale,
ordinaire, commune et inéluctable, de tout sujet humain par rapport à son
environnement économique, social, culturel et relationnel. La société
française, avec ses télescopages quasi structurels entre la critique permanente
de l’assistanat pour les autres et les perpétuelles demandes adressées
à l’État dès lors que survient la moindre difficulté pour soi,
rend particulièrement problématique toute réflexion sereine sur les
problématiques de la dépendance et de l’autonomie. Nous avons une
forte tradition d’abandonnisme à l’égard des bébés,
et l’on sait que l’abandon tend à créer un besoin compulsif
d’attachement, ce que l’on nomme en psychopathologie une dépression
anaclitique. Nous oscillons entre bonapartisme et anarchisme. Notre droite politique
mêle allègrement discours libéral flamboyant et étatisme atavique.
Mais cette problématique de la dépendance n’est pas propre à
la société française, même si elle prend chez nous des formes souvent
risibles dès lors qu’on prend un minimum de recul par rapport à nos
passions nationales. Il existe, partout, une dépendance fondamentale des
individus à l’égard du social qui s’enracine dans des
phénomènes humains universels, qui vont de la division sociale du travail
à l’attachement primaire (ou l’inverse ?).
Toute relation humaine effective présente au fond une dimension, forte ou
discrète, de relation d’aide, avec tous les phénomènes de
dépendance et les difficultés de séparation que cela implique. Il faut
garder ici à l’esprit que la relation de dépendance peut parfaitement
être symétrique, même si ce n’est pas vraiment le cas dans
les phénomènes qui nous occupent ici. Toutefois, la dissymétrie
structurelle de la relation adulte/enfant n’interdit en rien par ailleurs une
réciprocité de la dépendance dans les relations d’aide,
comme nous le verrons plus loin.
L’idéal éducatif, ou rééducatif, n’est pas, ne
peut pas être et ne doit pas être de fabriquer des individus autarciques,
des autistes sociaux...
Des dépendances spécifiques
Il faut distinguer de cette dépendance normale, qui est la trame même
de la vie psychique et sociale, ce que je propose d’appeler les dépendances
spécifiques. Certaines personnes, et seulement elles, ont besoin, en plus,
d’aides spécifiques, personnalisées, ajoutées au cadre
social normal et à ses dépendances fondatrices ou constitutives, de façon
occasionnelle ou permanente. Ce sont des dépendances de ce type qui nous occupent
ici. Elles mettent toujours en jeu une dimension interpersonnelle beaucoup plus forte
que les dépendances ordinaires, plus institutionnalisées, administrées
en tant que telles, aussi bien dans une relation d’aide scolaire spécialisée
que dans les relations d’assistance sociale. La personne aidée est
impliquée personnellement, en profondeur, dans cette aide reçue ou demandée,
articulée à ses défaillances particulières les plus intimes,
et la personne aidante est nécessairement plus impliquée que si elle
administrait la norme sociétale ordinaire.
La relation d’aide
Dans tous les domaines, la relation d’aide articule trois composantes :
- Une défaillance de la personne, qui restreint son autonomie, en limitant
sa capacité à répondre aux exigences ordinaires du cadre social commun.
- Cette défaillance intime induit un besoin d’aide de la part des institutions
sociales plus important que celui auquel répondent les « aides
ordinaires » des institutions à nos « dépendances
normales ».
- Ce besoin particulier, articulé aux fragilités spécifiques de la
personne, enclenche une personnalisation de la relation de dépendance à
ces aides spécifiques.
Faire émerger la dépendance
(Ou encore : faire émerger le besoin d’aide)
La nature même de la relation d’aide étant ainsi définie, il
n’est à l’évidence pas question d’éviter la
dépendance : il n’y a pas de relation d’aide sans
dépendance, sans besoin de cette aide spécifique. La dépendance
est d’abord un critère de la nécessité de l’aide,
avant d’en être éventuellement la limite.
Une relation d’aide, loin de devoir d’abord se préoccuper
d’éviter la dépendance, doit au contraire commencer le plus souvent par
un travail pour « faire émerger » la dépendance,
« travailler la demande » comme on dit, pour pouvoir ensuite
articuler convenablement une aide à cette demande.
Par la suite, la dépendance n’est pas une entrave à la relation
d’aide, mais au contraire la trame de fond constante de la relation d’aide,
et même son « outil de travail » essentiel. La
surdépendance (par rapport à la dépendance ordinaire)
nécessite toujours un surétayage (décalé par rapport
aux normes de l’étayage ordinaire, en terme d’âge en particulier).
L’élève en difficulté est d’ailleurs souvent, entre
autres, un élève qui ne sait pas solliciter (ou utiliser) les aides
ordinaires de la classe, celles du maître ou celles de ses camarades, celles des
dictionnaires et des bibliothèques, toutes ces aides qui constituent le cours
ordinaire de la vie d’une classe ordinaire. Si ces aides ne sont pas nommées
comme telles le plus souvent, c’est qu’elles sont le cadre ordinaire,
le normal, ou qu’elles doivent se faire passer pour telles. Elles doivent se
présenter comme allant de soi, comme naturelles, alors qu’elles ne sont bien
évidemment que les modalités ordinaires de la gestion de la dépendance
fondamentale des élèves ordinaires par rapport aux conditions ordinaires de
la scolarisation – tout du moins celles qui sont considérées
comme ordinaires à tel moment et dans tel lieu.
Un des enjeux fondamentaux des regroupements d’adaptation est certainement le
travail sur ce savoir solliciter qui fait si cruellement défaut à
certains élèves, et spécialement à ceux qui en auraient le plus
besoin. Il faut alors, pour rompre ou infléchir un des processus d’enfoncement
dans l’échec, travailler à conscientiser, activer et gérer
la dépendance normale au cadre scolaire.
Il n’y a donc pas réellement opposition entre dépendance et
séparation, ni entre aide et autonomie. La psychologie humaine,
contre les facilités de l’évidence, veut le contraire. C’est,
toujours, la dépendance passée qui permet la séparation
à venir, l’aide reçue qui prépare la capacité
future d’autonomie.
Vers l’autonomie
La vraie question n’est donc pas de savoir comment éviter la dépendance.
Elle est de savoir à quelles conditions la dépendance est bonne,
c’est-à-dire productrice au bout du compte d’autonomisation. Ce qui est une
autre façon de poser la question des conditions d’une relation d’aide
efficace. Question difficile, mais question centrale dans les aides spécialisées,
comme en général en éducation.
Je peux seulement donner quelques éléments de réponse :
Pour une dépendance forte
La réponse banale en termes de dosage (point trop n’en faut, mais
suffisamment quand même) est foncièrement fausse. En milieu familial, par exemple,
il est aisé de constater qu’un enfant n’est jamais trop choyé ou
trop materné. Les enfants les plus valorisés ne se montrent jamais lassés
d’être valorisés. Ils sont au contraire plus avides encore que les autres
de valorisations : « Papa, regarde-moi ! Maman,
regarde-moi ! », à l’infini.
Il n’est jamais ici question de juste quantité. L’intensité
et la qualité du maternage déterminent en effet la qualité du narcissisme
primaire, de la confiance fondamentale en soi et dans la vie, donc la qualité du
sentiment de sécurité, de l’assurance existentielle, de la confiance en
soi et dans l’existence. On voit mal comment il pourrait y avoir trop de tout cela.
La vraie question est celle de l’articulation entre l’intensité du
maternage, d’une part, et la force des exigences éducatives et
des attentes identificatoires d’autre part. Contrairement à une autre
idée très répandue, et de plus en plus répandue dans nos
idéologies molles à la mode, il n’y a pas non plus excès en soi
d’exigences éducatives, et moins encore, probablement, excès en soi
d’attentes identificatoires. Les exigences éducatives et plus encore les
attentes identificatoires vertèbrent psychiquement l’enfant, déterminent
sa force psychique, conditionnent la solidité de sa personnalité. Je vois mal
comment un enfant pourrait être trop solidement structuré psychiquement.
Tout cela n’est peut-être vrai que « dans certaines limites »,
mais ce ne sont bien là tout au plus que des limites. On peut certes penser, en
première analyse, qu’une trop forte assurance fondamentale risque d’engendrer
une sorte d’insensibilité aux aléas de l’existence, ou qu’une
trop grande structuration éducative peut induire une forme de psychorigidité.
Mais je ne suis pas certain qu’il y ait dans ces banalités autre chose qu’une
pauvreté de la pensée. Il faudrait certainement une autre conférence pour
creuser sérieusement ces questions.
On peut donc conclure ici, sous réserve d’éventuelles nuances à
une analyse plus approfondie, qu’une relation d’aide est d’autant
meilleure qu’elle crée d’abord une forte dépendance.
C’est peut-être paradoxal, mais c’est ainsi.
Une aide à intérioriser
Du point de vue psychologique, l’essentiel est de souligner que la relation
d’aide est autonomisante dans la mesure où elle est intériorisable.
Sur la plan cognitif, les capacités métacognitives sont probablement toujours
une intériorisation d’un interlocuteur cognitif structurant. Elles ne font
certainement l’objet d’aucun développement spontané. L’enfant
humain est naturellement tourné vers l’extérieur, vers l’action sur
le monde, et non vers l’auto-analyse. Ses capacités de contrôle de ses processus
de pensée sont très étrangères à ses dynamiques
développementales spontanées. De ce fait, elles dépendent rigoureusement
de la présence, dans son expérience intime, d’adultes capables d’une
présence forte auprès de lui, forte en termes de disponibilité,
d’attention et de sensibilité. L’enfant qui apprend à contrôler
sa pensée, à travers des interactions fortes et proches avec un adulte attentif
et bienveillant, par exemple en regroupement d’adaptation, pourra ensuite le faire seul.
L’enfant qui apprend, en rééducation, à s’inventer ses
propres jeux et ses propres contes, pour à travers eux élaborer et intégrer
ses difficultés intrapsychiques, sera ensuite capable de le faire seul dans ses jeux
spontanés (« symboliques » ou non : tous les jeux ont valeur
symbolique). Cette capacité d’élaboration intrapsychique autonome
a toujours besoin de l’expérience préalable d’un partenaire ludique
structurant, comme l’est normalement la mère avec son bébé dans
les jeux interactifs précoces, ou le père dans le « lancer de
bébé » décrit par Cyrulnik.
L’aide à l’intériorisation de la relation d’aide
Il faut probablement, parfois, accompagner le processus d’intériorisation
des aides reçues.
La séparation, en elle-même, n’est pas forcément
problématique. La plupart des enfants, correctement « aidés »,
savent très bien prendre d’eux-mêmes l’initiative de la séparation,
de la fin de l’aide. Elle est parfois, consciemment ou non, plus difficile, plus douloureuse,
pour celui qui a aidé que pour celui qui a été aidé. C’est quasi
systématiquement le cas dans les relations parents-enfants, spécialement dans les
relations entre bons parents et enfants bien structurés. Il n’y a
aucune raison pour qu’il n’en aille pas de même pour les professionnels des
relations d’aide. D’où, pour eux, une exigence professionnelle
fondamentale : apprendre à gérer sa dépendance aux aides
apportées !
Encore faut-il que cette séparation ne détruise pas ce qui a été
intériorisé grâce à la dépendance antérieure. On sait
que c’est là un risque majeur dans les relations d’aide significatives,
même si c’est loin d’être une constante. On voit parfois des enfants
perdre totalement, du jour au lendemain, les acquisitions apparentes chèrement acquises
à travers les étayages précédemment apportés.
Nécessairement liées dans un premier temps à la personne aidante qui a
permis de les faire, et insuffisamment intériorisées par la suite, elles disparaissent
alors en même temps que le lien à cette personne, parfois sans laisser de traces
repérables. Pour limiter ce risque, la seule technique envisageable est, comme l’a
très justement remarqué Feuerstein, un accompagnement de l’aide
dispensée par un travail sur la prise de conscience de la dépendance à
l’aide reçue, et sur la prise de conscience des évolutions fines de cette
dépendance : « Tu as vu, tu avais besoin de moi pour cela, et maintenant
tu sais le faire seul, tu n’as plus besoin de moi ».
À mon sens, il est bon de compléter cette conscientisation de la
dépendance, de ses effets et de leur évolution, par un travail
d’appropriation de la capacité à aider : « Maintenant
que tu as appris à le faire avec moi, et maintenant que tu peux le faire seul, tu vas aussi
pouvoir aider à ton tour d’autres à le faire ». Il est bon de
faire suivre de telles remarques, autant que possible, par une expérimentation de cette
toute nouvelle capacité à aider autrui. Au fond, on ne se guérit de
sa dépendance existentielle à l’égard de ses parents, dans la
mesure où l’on n’en guérit jamais, qu’en devenant parent
à son tour. Cette loi anthropologique fondamentale s’applique très
certainement à toute dépendance à une aide personnelle.
Le droit au lien
Cela m’amène, pour finir, à relativiser la nécessité
de la séparation, ou, à tout le moins, à souligner qu’il ne faut
pas confondre rupture (factuelle) et séparation (psychique).
On ne « quitte » jamais totalement ses parents, même après
leur mort, et surtout pas après leur mort. Même (et surtout ?) quand ils ont
été plus nocifs qu’aidants, d’ailleurs, hélas. En milieu
familial, cela se gère habituellement par des retrouvailles rituelles. Ah,
les terribles et indispensables fêtes de famille ! Quelle tristesse ce serait,
d’ailleurs, une vie sans retrouvailles ! L’autonomie est bien
« froide » émotionnellement, et l’attachement est si
« chaud », même quand il étouffe !
Là non plus, il n’y aucune raison pour qu’il en aille autrement
hors du cadre familial. Les meilleurs enseignants spécialisés que j’ai
croisés au cours de ma carrière avaient tous des histoires de liens
à conter, avec émotion bien sûr, comme en famille ! Pourquoi ne pas
faire une place, dans nos systèmes d’aides, à des rituels de
retrouvailles ? Je me méfie beaucoup des intégristes de
l’autonomie, des puritains de la distanciation. Et des retours du refoulé qui
risquent toujours de s’ensuivre, de part et d’autre de la relation d’aide.
On peut d’ailleurs ici se référer, aux antipodes de l’enseignement
spécialisé, à la vigueur persistante des associations d’anciens
élèves. On ne voit pas très bien pourquoi ces rituels de retrouvailles,
souvent cultivés par les « bons » établissements scolaires,
seraient interdits de séjour là où la scolarisation est plus difficile.
Ce n’est pas parce que l’expérience scolaire est douloureuse qu’elle
n’induit pas des liens persistants, tout comme les familles problématiques ne
sont pas pour autant toujours vouées à l’éclatement.
Bien sûr, il n’est pas question de contraindre. Les enfants aidés ont
droit à l’oubli, ils ont le droit de refermer la parenthèse. Comme on peut
avoir besoin, pour finir de se construire, d’oublier ses parents, ou plus exactement de
cesser de les rencontrer dans la réalité. Tout cela peut faire partie d’une
sorte de processus de cicatrisation. Mais il n’est pas raisonnable non plus
d’interdire les chaleurs doucereuses et nostalgiques des retrouvailles, même quand
elles sont vénéneuses. Tout être humain doit avoir le droit, s’il
le désire, d’entretenir ces liens passés dont nous sommes tous tissés.
Daniel Calin
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Pistes bibliographiques
- Coordonné par Gilles Amado et Jean-Pierre Minary, Les ambiguïtés de la relation d’aide, Nouvelle revue de psychosociologie, N° 6, Éditions Érès, 2008.
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- Colette Portelance, Relation d’aide et amour de soi, Éditions du Cram, Montréal, 1998 (4e édition).
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- Jacques Salomé, Relation d’aide et formation à l’entretien, Col. Communication, Presses Universitaires du Septentrion, Lille, 2003.
- Luc Tremblay, La relation d’aide (Développer des compétences pour mieux aider), Col. Comprendre les personnes, Chronique Sociale, Lyon, 2002.
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Prolongements
Le Carnet de Pikipoki est un blog d’excellente tenue, tant par son écriture que par les réflexions qu’il propose. Son auteur a écrit une série d’articles sur l’aide, en s’inspirant sur certains points du texte ci-dessus. Partez de cette Introduction à la notion d’aide, puis naviguez de billet en billet. Bonne lecture !
Cet article a été repris intégralement le 11/09/2009 sur le site de la circonscription IEN de Cagnes-sur-Mer, au format PDF (97Ko). Présentation et accès ici.
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