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| On connaissait la dysphasie, la dyslexie, la dysorthographie, la dyscalculie... |
Voir sur ce site les autres textes de Guy Trigalot.
Voir aussi sur le même thème un billet d’humeur de Daniel Calin, Du bon usage de la “dyslexie”.
Voir, ailleurs sur le Web, un article de Michel S. Lévy, d’une qualité et d’une originalité exceptionnelles : Dyslexie, hyperactivité, dysphasie : pédopsychiatrie ou neuropédiatrie ?.
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On connaissait la dysphasie, la dyslexie, la dysorthographie, la dyscalculie... Si la première recouvre bien un trouble sévère de la parole (problème de communication et d’élocution), la seconde relève davantage du mystère, du territoire vierge à défricher et coloniser, voire du fantasme ou du charlatanisme. Quelques remarques : • elle a fait les choux gras de certains fanatiques de l’explication neuro-biologique et du combat anti-psy. (Pr Debray-Ritzen entre autres, dans les années 1970) • la réaction première des parents d’enfants en difficulté par rapport à la lecture est de se ruer chez l’orthophoniste, spécialiste “médical” de cette “maladie” et bénéficiaires directs du phénomène. • on en vient même à créer des questionnaires pour la détecter dès 2 ans (!), alors que l’on ne peut parler de dyslexie que lorsque la difficulté face à l’écrit persiste après 7 ans. D’accord pour prévenir les difficultés, mais attention à ne pas parler de tests anti-dyslexie. Les deux autres “dys...” traduisent bien ce besoin de néologismes pseudo-scientifiques qui font penser que l’on a une docte maîtrise du problème, et qui d’ailleurs échappent au commun des mortels qui ne comprennent même pas le titre. Alors pour sacrifier à cette mode... je propose la définition de nouveaux troubles, tels que : la dyspolie : quand un enfant dit des gros mots
la dysproprie : quand il mange comme un cochon la dyscalmie : enfant plein d’énergie la dysbillie : quand il perd toujours aux billes la dysbranchie : enfant pas du tout à la page la dysformie : enfant “patraque” la dysmarrie : enfant triste et bien entendu les 2 formes les plus graves :
la dysadultie : enfant encore enfant la dysdysie : enfant ne présentant aucun problème. Guy Trigalot |
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