Maintien en grande section et MDPH ?

Problèmes généraux (psychologues scolaires, option E, option G).
venise
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Maintien en grande section et MDPH ?

Message par venise » 12 mars 2008 17:23

Une demande de maintien en grande section doit-elle en passer par la MDPH par le biais d'un PPS ?
Quels dont les textes officiels sur ce sujet pour pouvoir argumenter au plus juste avec
l'IEN de ma circonscription (qui demande qu'on élabore un PPS pour un maintien en GS)

Merci

Pascal Ourghanlian
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Re: maintien en grande section et mdph?

Message par Pascal Ourghanlian » 12 mars 2008 17:45

Le texte actuellement en cours est le décret n° 90-788 du 6-9-1990, modifié par les articles 3 à 11 du décret n°2005-1014 du 24-8-2005 qui stipule qu'un seul maintien (redoublement) est possible à l'école primaire, sauf cas très exceptionnels. Dans mon département, ça se décline par une circulaire de l'IA qui précise qu'aucun maintien à l'école maternelle n'est possible au-delà de l'âge de la scolarité obligatoire.

Les seuls élèves qui "échappent" à cette "règle", ce sont les élèves handicapés qui, dans le cadre de l'aménagement de leur parcours scolaire peuvent se voir octroyer, sur demande de la MDPH dans le cadre du PPS, une année supplémentaire.

Il ne s'agit pas de rendre handicapé le gamin pour qu'il puisse faire une quatrième année de maternelle...

Ça manque de souplesse, peut-être, mais ce n'est pas la loi de 2005 qui est en cause, mais la loi d'orientation de 1989 et la mise en place des cycles. Et, quand je dis "en cause", c'est explicatif, pas péjoratif : il n'y a qu'en France que le redoublement est une variable d'ajustement des parcours dont toutes les études, d'où qu'elles proviennent, montrent, depuis 30 ans, qu'il ne sert à rien ! Le seul bémol que je mets à cette aversion qui m'habite contre le redoublement, c'est pour les enfants grands prématurés (3 mois et plus)...
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

venise
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Re: maintien en grande section et mdph?

Message par venise » 12 mars 2008 18:10

"Il ne s'agit pas de rendre handicapé le gamin", n'empêche qu'on vient cristalliser, fixer un signifiant à cet enfant qui est lourd de conséquence, notamment dans le regard qu'auront les parents pour leur fils. Et nous savons bien la prégnance de ce regard dans l'évolution psychique de l'enfant.

Très cordialement

Questions textes officiels : ça ne va pas donner de l'eau à mon moulin !!!!

Pascal Ourghanlian
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Re: maintien en grande section et mdph?

Message par Pascal Ourghanlian » 12 mars 2008 18:47

C'est bien ce que j'écris (peut-être trop au 2ème degré :oops: ) :
- soit le gamin est handicapé (étape 1 : notification MDPH) et, peut-être, en fonction de ses besoins, le maintien se justifie (étape 2 : proposition du conseil de cycle, avalisée par l'IEN en commission de circonscription des parcours scolaires, si elle existe) ;
- soit le gamin n'est pas handicapé, et il n'y a pas de maintien : il ne saurait être question de demander à la MDPH de reconnaître un handicap juste pour rendre possible le maintien. Je sais que ça se pratique, mais c'est un dévoiement (certes, prévisible) de la loi...
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

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Re: Maintien en grande section et MDPH ?

Message par Daniel Calin » 13 mars 2008 21:09

Une précision, pour bien enfoncer le clou : la circulaire académique évoquée par Pascal, qui interdit le maintien en maternelle au-delà de l'âge de la scolarité obligatoire, est bien une circulaire locale, qui n'a aucune légitimité, aucun fondement sur aucun texte national. D'ailleurs, la scolarité n'est pas obligatoire, seule l'instruction l'est. Et il serait certainement difficile, face à un tribunal administratif, de démontrer que l'école maternelle n'instruit pas !!!

Conclusion : cette circulaire est un abus de pouvoir. Quant à la position de votre IEN, c'est plus qu'un abus de pouvoir, c'est un détournement de la loi. Ahurissant ! La question du "redoublement" n'a strictement rien à voir avec la question du handicap et n'a absolument pas à passer par la MDPH : elle relève du conseil des maîtres. Voir la procédure complète dans l'article 5 du décret 2005-1014. Certes, si l'élève est handicapé, la MDPH peut décider d'un maintien en maternelle dans le cadre d'un PPS, mais le maintien en maternelle, en lui-même, n'est pas réservé à des élèves handicapés et n'est pas "géré" par la MDPH !!! :evil:

Sur le fond, je suis moins allergique au redoublement que Pascal. Les études sur la question n'ont pas vraiment montré qu'il ne servait à rien. Elles ont seulement montré que le redoublement n'était pas plus efficace que la passage "automatique" dans la classe supérieure. Autrement dit, les élèves qui sont "en décrochage important" sont dans le même merdier, qu'on les fasse "redoubler" (au sens de refaire la même chose) ou qu'on les passe dans le niveau supérieur. Seul avantage de la seconde option : on en est plus vite débarrassé... Autrement dit encore, les deux solutions sont, statistiquement tout du moins, aussi détestables l'une que l'autre et la seule solution serait une véritable adaptation de "l'offre scolaire" aux besoins spécifiques de ces enfants en grande difficulté. Ce qui implique certainement tout autre chose qu'une cuillerée de PPRE !
Cordialement,
Daniel Calin

Pascal Ourghanlian
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Re: Maintien en grande section et MDPH ?

Message par Pascal Ourghanlian » 14 mars 2008 14:33

Pas d'accord avec Daniel sur ce point.

Les études montrent, largement, que, entre une cohorte de gamins qui passent au CE1 sans en "avoir le niveau" et une cohorte de gamins qui redoublent leur CP, les premiers avancent plus et plus loin que les seconds, dans leurs résultats comme dans leur cursus.
Voir, par exemple : http://www.u-bourgogne.fr/upload/site_1 ... ote052.pdf

Sans parler de leur image d'eux-mêmes - ce qui ne me paraît pas négligeable...

D'accord, par contre, et combien, sur la nécessité qu'impose le refus du redoublement d'élargir l'"offre" scolaire.
Mais, tant que le redoublement est possible, il n'y a aucune raison de s'interroger sur cette offre... Raison supplémentaire de "militer" pour supprimer le redoublement.
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

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Re: Maintien en grande section et MDPH ?

Message par Daniel Calin » 15 mars 2008 12:01

Pascal et moi sommes clairement d'accord (évidemment !) sur l'essentiel : pour venir sérieusement en aide aux élèves en grande difficulté scolaire, la seule direction de travail pertinente est dans la recherche d'une adaptation poussée à la diversité des élèves, ce qu'on appelle la "différenciation pédagogique", mais le terme est tellement galvaudé que j'hésite à l'utiliser. Donc dans une rupture radicale avec la mécanique du déroulement annuel des programmes, que la réforme avortée des cycles n'est pas parvenue à opérer.

Pour ce qui est de la comparaison entre redoublement et passage automatique dans la classe supérieure, l'étude évoquée par Pascal finit malgré tout par conclure que, pour l'essentiel, les résultats finaux sont les mêmes : "Pour autant, les progrès réalisés par les élèves promus faibles ne leur permettent pas de combler leur retard initial de début CE1 : dans neuf cas sur dix, ils restent parmi les dix pour cent les plus faibles des élèves en fin d’année scolaire et, dans un cas sur deux, ils connaîtront à leur tour les affres d’une décision de redoublement."

Cette conclusion contredit clairement l'idée avancée par Pascal selon laquelle le passage automatique limiterait les dégâts en terme de dégradation de l'image de soi des élèves en grande difficulté. Dégâts certes fort réels (voir mon article Les réactions psychiques à l’échec scolaire). Redoublement ou non, c'est l'échec qui marginalise et détruit. Suivre ses petits camarades physiquement n'empêche pas de sentir l'écart se creuser.

Le refus du redoublement n'est qu'une fuite en avant tant qu'il ne s'accompagne pas d'une véritable interrogation sur ce qu'il est possible de mettre en œuvre pour aider véritablement l'élève, qu'il redouble ou non, d'ailleurs. On se donne bonne conscience à trop bon compte en l'envoyant dans la classe supérieure - donc le plus souvent droit dans le mur, comme cette étude elle-même le démontre !

Quant aux effets comparés du redoublement sur les pratiques pédagogiques, le redoublement pousse certes au conservatisme, dont il est d'ailleurs un parfait révélateur, mais le "passage automatique", largement pratiqué, n'a pas fait non plus la preuve de sa capacité à faire bouger les choses. J'ai même tendance à penser qu'il a contribué à développer une résignation généralisée...

Enfin, je n'arrive même pas à être convaincu par la démonstration opérée par cette étude, qui montrerait que les élèves "promus", comme ils l'écrivent, progresseraient plutôt un peu plus que les redoublants. D'abord, le ton des auteurs est ouvertement et massivement engagé contre le redoublement : c'est très clairement une étude faite pour démontrer une conviction préalable. C'est certes souvent le cas dans les sciences humaines et c'est pourquoi les sciences humaines ne sont pas des sciences. Ensuite, on imagine aisément les biais d'une étude menée dans ces conditions, en particulier celui qui engage les attitudes des enseignants concernés. On peut présupposer que les enseignants qui décident d'un redoublement sont les plus conservateurs, surtout face à une équipe de "chercheurs" aussi clairement partisans, et vice-versa. J'aurais tendance à penser que cette étude montre surtout au fond que des enseignants "ouverts" sont plus efficaces que des enseignants conservateurs - ce qui n'est évidemment pas une grande surprise. :)
Cordialement,
Daniel Calin

Pascal Ourghanlian
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Re: Maintien en grande section et MDPH ?

Message par Pascal Ourghanlian » 15 mars 2008 12:53

Et donc, sauf à verser dans un relativisme délétère (tous les particularismes s'expliquent et expliquent tout), tout en restant bien conscient des différences massives entre les divers systèmes éducatifs, je continue de m'interroger sur ce qui fait que le recours au redoublement est massif en France et inexistant dans les pays comparables...

Mais là, on s'éloigne vraiment de l'intitulé initial du post de "venise"...

Il me semble que l'argument essentiel contre le redoublement est celui-ci : tant que le redoublement est une pratique possible, il interdit toute réflexion de fond sur la diversification de l'offre scolaire. Toutes choses égales par ailleurs, cela me rappelle un argument de Robert Badinter contre la peine de mort : la réflexion de fond sur le système carcéral, et sur la justice, n'est possible que si la peine de mort, alibi facile qui renvoie à l'homme providentiel la question de la grâce d'une peine prononcée "au nom du peuple français", est abolie.

Désolé pour l'analogie, elle n'a pour fonction que d'éclairer ce que je pense : tant que l'on peut se dire, "il y a le redoublement", on s'interdit de penser la différenciation. Et, comme c'est l'échec qui est mortifère (je suis d'accord avec Daniel), le redoublement interdisant toute prévention prévenante ou toute modulation fine, il renforce, à la puissance, cet échec. Mieux vaut, comme le souligne les conclusions de l'étude de l'université de Bourgogne, qu'à échéance 1 ou 2 an(s), les difficultés se rejoignent : un gamin aura redoublé, et l'autre non, qui aura gardé ses copains et, je le crois, une moins mauvaise image de lui.
Parce qu'enfin si le redoublement ne sert à rien ou, dit autrement, "redoublant ou pas, je n'améliore pas mes compétences", pourquoi redoubler ?

Pour en revenir à mon analogie (là, je sens que je vais énerver) : si la peine de mort n'est pas dissuasive, pourquoi la maintenir...
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

Daniel Calin
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Re: Maintien en grande section et MDPH ?

Message par Daniel Calin » 15 mars 2008 13:13

Dis comme ça, évidemment, c'est plus convaincant...

Mais je maintiens mon scepticisme quant à l'effet "novateur" de la suppression du redoublement. Les taux de redoublements ont fortement baissé depuis les années 1980, et ça n'a pas induit d'évolution notoire des pratiques pédagogiques. On est même en train d'assister à une déferlante réactionnaire, que Robien et Sarkozy ne font que chevaucher, et qui monte bien des "profondeurs" du corps enseignant (surtout dans le secondaire, il est vrai, mais pas seulement).

Il y a bien un problème dans ce conservatisme particulièrement fort de notre système éducatif français, probablement enraciné dans les profondeurs de notre histoire nationale. Vaste question... Il ne faut cependant pas exagérer la spécificité française : nous sommes certes loin des pays scandinaves, là comme ailleurs, mais pas très loin des pays latins... En Italie, sauf dans certaines régions, l'enseignement primaire est certes très "ouvert", mais l'entrée au lycée est sélective à l'extrême. Le système éducatif espagnol semble en voie d'évolution, mais il part d'un archaïsme hallucinant...

Les choses sont certainement très compliquées : qui a envie de vivre en Scandinavie ? Et pas seulement du fait du climat : la littérature et le cinéma norvégiens, en particulier, sont terriblement glauques, à se flinguer...

Et puis, quand on touche à l'ossature d'un pays, il est difficile d'en prévoir les conséquences. En terme de "tissu social", le risque est grand d'induire plus de destructions que de recompositions. Ou d'induire des recompositions défensives totalitaires... Je deviendrais conservateur, moi ? :oops: Faut dire que le mot "réforme" a pris depuis 25 ans une étrange coloration...
Cordialement,
Daniel Calin

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Re: Maintien en grande section et MDPH ?

Message par venise » 15 mars 2008 13:23

Merci pour la réponse de Daniel sur l'absence de texte qui "obligerait" à un passage MDPH pour un maintien GS. Ouf !!
J'ai donc pris appui sur sur cette réponse pour argumenter à mon IEN. Les choses se sont éclaircies et elle est revenue sur ses "dires".

Pour alimenter le débat sur un redoublement potentiel ou pas : il me semble que c'est au cas par cas. Il est parfois impossible d'imaginer un passage dans la classe supérieure même accompagné d'une pédagogie différenciée. Il faut penser un projet pour l'enfant et s'interroger sur le sens du symptôme scolaire pour cet enfant (le symptôme scolaire n'est qu'une partie de l'iceberg immergé). Si en amont dans la vie de l'enfant, des éléments ne sont pas élaborés, des réaménagements ne sont guère possibles. Ce n'est pas en remettant (je m'excuse - car je crois à une pédagogique curative) une couche de pédagogie que l'enfant va se mobiliser quand trop de "choses" l'entravent.
Donc, quand nous proposons un maintien, cet enfant a déjà été parlé de longue date et je travaille une prise en charge extérieure type CMP/CMPP avec la famille afin que l'enfant puisse puiser les bénéfices des réaménagements et les transférer dans le scolaire.

Pascal Ourghanlian
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Re: Maintien en grande section et MDPH ?

Message par Pascal Ourghanlian » 15 mars 2008 13:38

T'inquiète pas, Daniel ! C'était aussi, presque dans les mêmes termes, le conservatisme de Montaigne. Y'a pire comme référence... :wink:
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

Daniel Calin
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Réponse à venise

Message par Daniel Calin » 15 mars 2008 18:30

Je suis d'abord ravi que votre IEN ait entendu votre argumentation. Si ce forum peut servir à ce genre de choses, c'est très bien.

Quand je parle de "recherche d'une adaptation poussée à la diversité des élèves", cela ne se limite pas à ce qui est susceptible de se passer dans une classe ordinaire. Cela inclut bien les classes spécialisées, les établissements spécialisés, les services de soins, et tous les glissements et/ou articulations entre tout cela. Pascal itou d'ailleurs : voir les deux pétitions dont nous sommes parmi les initiateurs, l'une concernant les élèves en difficulté, l'autre les élèves handicapés. Donc, le travail que vous décrivez va tout à fait dans ce qui est pour moi le bon sens.

Tout à fait d'accord avec vous également sur le fait que certains enfants ont besoin de phases de soins dans lesquelles le scolaire n'a plus sa place, au moins pour un temps. On sait bien, dans divers domaines, qu'il faut aussi savoir utiliser éloignements, ruptures, etc...
Cordialement,
Daniel Calin

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Re: Maintien en grande section et MDPH ?

Message par nami » 15 mars 2008 18:41

 Voici ce que j'ai trouvé:

Loi n° 2005-380 du 23 avril 2005
Décret n° 2005-1014 du 24 août 2005
Réduction ou allongement d’une année à l’école maternelle :
Cette décision ne relève pas uniquement de la compétence du conseil de cycle. En effet, elle entraîne une dérogation quant à l’âge d’entrée à l’école élémentaire. Ces situations seront donc soumises par le directeur d’école à l’IEN pour avis.
Le directeur de l’école transmettra un dossier comportant :
- l’avis des parents
- le dossier de l’élève comportant tout document motivant la proposition du conseil des maîtres (bilan pédagogique, évaluations…).
- l’avis du psychologue scolaire (si nécessaire pour étayer le dossier)
- tout élément de nature à éclairer la prise de décision

Il est à noter qu’un maintien en maternelle est une mesure grave qui peut préfigurer une orientation. En ce sens, l’équipe éducative est le dispositif le plus approprié pour émettre un avis. En cas de refus de la famille, le maintien ne peut pas s’opérer.

J'ai le cas d'un élève de GS dont la famille refuse d'envisager un dossier MDPH, refuse un suivi extérieur et refuse le maintien !

Pascal Ourghanlian
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Re: Maintien en grande section et MDPH ?

Message par Pascal Ourghanlian » 15 mars 2008 20:32

C'était bien le texte que je citais. Merci "nami" de le développer : c'est plus explicite ainsi.
Sa mise en oeuvre conduit certains IEN, pour fonder leur décision, à s'entourer de l'avis d'une commission de circonscription des parcours scolaires (bien que celle-ci n'existe dans aucun texte), ce qui peut être sage.
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

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Re: Maintien en grande section et MDPH ?

Message par Daniel Calin » 16 mars 2008 11:45

La création de telles commissions de circonscription des parcours scolaires me semble effectivement une excellente initiative, à soutenir et à généraliser. Cela correspond d'ailleurs assez exactement à une des revendications de la pétition Les élèves en difficulté à l’école ne sont pas tous des enfants handicapés ! :

(...) il nous semble également indispensable de créer ou de rétablir des structures de collaboration entre toutes les personnes concernées par l’éducation, le soin et la scolarisation des élèves en grande difficulté : familles, équipes pédagogiques, RASED, services de soins, autorités académiques et travailleurs sociaux.
Cordialement,
Daniel Calin

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