Motivations et compétences nécessaires au métier ASH

Questions concernant la politique générale et l'organisation générale des enseignements spécialisés.
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Pascal Ourghanlian
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Motivations et compétences nécessaires au métier ASH

Message par Pascal Ourghanlian » 19 avr. 2008 14:14

Désolé, erreur de manip' ! Je reconstitue ici le fil créé par krystel777 :oops:

De krystel777 :
Je souhaiterais discuter avec des enseignants spécialisés sur les motivations et les compétences nécessaires à l'exercice du métier. En toute sincérité, je doute de mes capacités et motivations à devenir professeure spécialisée.
Aînée d'une fratrie dont la 5ème et dernière enfant est trisomique 21, j'envisageais des métiers relevant du secteur social (assistante sociale, puis éducatrice spécialisée). Suivant de près la scolarité de ma sœur (école maternelle, CLIS, IME), j'ai fait des études dites généralistes de façon à me présenter au CRPE pour devenir enseignante spécialisée (option D). J'ai échoué ma première participation au concours à Paris en 2005. Depuis, je me suis réorientée pour des raisons personnelles. Je suis actuellement chargée de développement pour une association développant des loisirs de plein air pour handicapés et seniors. Je reçois régulièrement des tétra, para, IMC, polyhandicapés et déficients visuels. Très à l'aise avec les personnes handicapées, quel que soit leur âge, je reconsidère souvent l'idée de devenir professeur des écoles.

Mon histoire personnelle ne fausse-t-telle pas ma démarche ? Je précise ici ma pensée, j'ai côtoyé des T21 mais les enfants fréquentant les établissements types CLIS, IME ont des handicaps divers et différents de la trisomie 21.... Je ne sais pas si je saurais aider ces autres enfants à besoins éducatifs particuliers.

Bien entendu, j'ai identifié d'autres motivations ou centres d'intérêts professionnels : aider, transmettre mais aussi des qualités comme la patience, la persévérance. Par dessus tout, je suis convaincue que chacun, handicapé ou non, peut progresser. Est-ce suffisant ?

Peut-être certain(e)s ont eu cette réflexion, ces mêmes doutes... J'espère recevoir quelques témoignages ou pistes qui m'aideraient à mûrir ce projet professionnel.
De Pascal Ourghanlian :
Dans "enseignant spécialisé", il y a "enseignant"... Et dans "enseignant", on peut entendre "transmission" autant qu'"accompagnement"...
Ce que je veux dire, dont il a souvent été question ici, c'est la chose suivante : quand on se retrouve dans l'ASH, et surtout quand on y reste, il y a toujours des "causes" possibles dans son histoire personnelle (celle qui touche à ce qu'on est et aux rencontres qu'on a faites). Mais ces "causes" possibles ne suffisent pas à construire un enseignant. Elles peuvent être les garantes d'une certaine empathie ou d'une meilleure compréhension, mais elles peuvent aussi fonctionner comme un besoin de "réparer" qui n'est pas, en soi, péjoratif, mais dont il y a lieu d'être conscient et qu'il faut travailler.
Et une des manières possibles d'accomplir ce travail, c'est d'entrer en relation à l'autre par le biais de médiations ancrées (encrées ?) dans la culture. Donc d'être, d'abord, pleinement, enseignant...
Les textes prévoyaient avant que nul ne pouvait devenir enseignant spécialisé sans un minimum d'années d'expérience dans l'ordinaire. À juste titre, me semble-t-il : d'abord parce qu'être instit', c'est un travail où il est nécessaire d'acquérir des "tours de main" professionnels (voir les travaux de Perrenoud) ; ensuite, parce qu'il y a des invariants dans l'apprentissage qu'il est peut-être plus facile de mettre à jour avec un public "ordinaire" (voir les travaux de Meirieu, par exemple).

Certains collègues sont entrés dans l'ASH dès leur sortie de l'IUFM, pour n'en plus sortir, et y ont excellemment réussi. Tout est toujours possible. Mais le rapport à la différence s'appréhende mieux, me semble-t-il, en référence à l'ordinaire. Certains enfants avec retrait autistique, par exemple, peuvent avoir des compétences identiques à leurs camarades "ordinaires", voire supérieures, dans le repérage spatial. Ils deviennent alors tuteurs de ces derniers. Mais seul un repérage fin de ce qu'un gamin ordinaire perçoit de l'espace permet de se rendre compte des capacités supérieures, dans ce domaine, de l'enfant avec autisme. Etc.

En conclusion : ne vous interdisez rien. Si votre désir est celui-là, pour peu que vous puissiez mettre un peu de distance entre votre vécu et ce que vous renverront nécessairement les gamins différents, allez-y. Mais passez par la "case" ordinaire : votre pratique professionnelle en sera confortée...
De Daniel Calin :
Forcément d'accord avec Pascal. Ceci dit, le message de krystel777 me donne surtout l'intuition d'une "vocation" évidente, si bien que je vois mal comment elle pourrait éviter de "finir" dans l'enseignement spécialisé !

Un enseignant spécialisé est certes et doit certes être d'abord un enseignant, ce qui signifie qu'il doit carburer psychologiquement aux plaisirs de la transmission réussie. Mais, s'il n'est que cela, il faut absolument qu'il reste dans l'enseignement ordinaire ! Les enseignants spécialisés sont à juste titre perçus par les enseignants ordinaires, y compris par les meilleurs d'entre eux (voire surtout par les meilleurs d'entre eux !) comme des gens bizarres qui ont l'idée aberrante d'aller travailler avec des élèves avec lesquels l'expérience de la transmission réussie tend à se raréfier comme l'oxygène en haute montagne ! Vus avec un peu de recul, les enseignants spécialisés sont des gens étranges qui ont l'art de s'émerveiller du moindre progrès infinitésimal de chacun de leurs élèves, que quiconque d'autre qu'eux a bien du mal à percevoir, y compris, souvent, les parents des enfants concernés... Grandiose solitude assurée...

J'ai coutume de dire que les enseignants spécialisés sont les travailleurs sociaux de l'enseignement (ça vaut aussi pour leurs formateurs). Concrètement, ils s'en sentent généralement bien plus proches que de leurs "collègues" ordinaires, avec lesquels les liens sont quasi constamment difficiles, au point que même les amitiés antérieures tendent très vite à tourner à l'aigre... Ça signifie que, psychologiquement, on ne peut tenir dans l'enseignement spécialisé qu'en carburant psychologiquement bien plus à la psychologie de la réparation qu'à la psychologie de la transmission réussie. Et je suppose que krystel777 est richement dotée de ce côté-là !

Dernier point : il faut certes "contrôler" ses désirs de réparation, comme d'ailleurs il faut contrôler ses désirs de transmission (grosse insuffisance des formations initiales d'enseignants de ce côté-là - il faut dire que les formateurs n'ont eux-mêmes aucune réflexion quant aux limites de la validité de la volonté de transmettre !). Risque de toute-puissance, toujours, dans un cas comme dans l'autre, avec ce que ça implique de déni de l'autre, jusqu'à la maltraitance. Voyez les comportementalistes, comme ils veulent "candidement" le bien des autres ! Mais, fondamentalement, c'est bien le plaisir de "réparer" l'autre qui seul peut être le pain quotidien de l'enseignant spécialisé. Et il n'y a aucune honte à ça. C'est bien, à la base, la psychologie de la réparation : ça permet de se réparer soi-même en faisant du bien à autrui, ce qui n'est pas si fréquent. Quand on a des "lourdeurs" particulières dans son histoire personnelle, on a en gros deux solutions : se réparer soi en réparant les autres jusqu'à plus soif, ou se blinder et devenir un salaud.

A vrai dire, plus que sur la nécessité du contrôle de son désir de réparation, j'ai l'habitude de mettre l'accent sur son impermanence : quand on se lance dans ces logiques de la réparation, il faut savoir que, selon toute vraisemblance, un jour, on aura sa dose. Et, à ce moment-là, il faudra faire ses bagages et aller voir ailleurs, sinon, on deviendra mauvais, voire nocif, inéluctablement. Une des enseignantes spécialisées les plus "investies" que j'aie croisées au cours de ma carrière est allée, après une dizaine d'années, vers une école privilégiée de centre ville, avec un immense bonheur à nourrir intensivement des élèves avides de savoir. Comme un retour heureux du refoulé, en quelque sorte !
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

krystel777
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Re: Motivations et compétences nécessaires au métier ASH

Message par krystel777 » 25 avr. 2008 11:59

Je vous remercie tous les deux pour ces réponses qui m'ont conduite sur les chemins de la réflexion ces derniers jours.

En effet, il me paraît évident qu'une expérience d'enseignant en "milieu ordinaire" est une entrée en la matière indispensable au métier d'enseignant spécialisé. Cela ne fait pas l'ombre d'un doute pour moi. Je pense que cette première expérience me confrontera nécessairement à des situations semblables à celles de l'ASH (échecs ou de difficultés d'apprentissage, situations sociales et familiales complexes, etc...).

La référence que vous faites à la notion de "réparation" m'interpelle en particulier la nuance apportée par Daniel (contrôle du désir de réparation / impermanence de ce désir).
Je vais creuser de ce côté pour avoir les idées claires sur mes capacités, mes désirs de réparation et la nécessité de prendre effectivement du recul par rapport à ma propre expérience.

Je vais reprendre le chemin des études du soir et me plonger dans les bouquins de préparation au concours de CRPE. Je viens de relire mes résultats à ma 1ère participation au concours, je suis optimiste.

Bien cordialement,

Krystel

bluenote
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Re: Motivations et compétences nécessaires au métier ASH

Message par bluenote » 26 janv. 2009 19:05

up, je fais remonter cet excellent post trop court je trouve !
Je pense être dans la réparation moi aussi mais j'y travaille personnellement chez un psy !
J'ai surtout peur de ne pas être à la hauteur en matière de temps de lecture, préparations théoriques etc : le temps c'est ce qui me manque le plus et qui vient contrarier mon désir d'être un "bon" prof car c'est toujours un choix affreux que je dois faire entre mes enfants que j'élève seule et mon parcours professionnel (grand désir d'aller plus loin et de donner un sens à cet enseignement que je ne conçois pas comme transmission justement pour en avoir souffert moi même et pour en souffrir encore!)
Je suis obligée de tout concilier, et je voulais savoir s'il existait ici des gens qui avaient même profil : vie de famille et vie professionnelle, reprise d'études difficiles mais O combien passionnantes (je passe l'entretien initial sous peu, je panique un peu sur ce temps que je peux trouver en fait)

Crevée car je me donne à fond toute la journée..le soir pas la force de bosser 4h de plus! alors est ce possible de condenser tout ça sur le mercredi matin et we par exemple ou bien ce n'est pas suffisant (je parle de la préparation du capa sh option D et ensuite du travail de prof spécialisé)

En conclusion : un désir d'apprendre, un désir d'aider et de m'extasier effectivement sur chaque petit progrès mais contrarié par le manque de temps (on devrait peut être pas avoir d'enfants pour être enseignant !)

merci :)
je lis et je trouve des choses très bien là :
http://dcalin.fr/publications/langlois2.html

Céline71
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Re: Motivations et compétences nécessaires au métier ASH

Message par Céline71 » 27 janv. 2009 22:30

Je lis ce post...
Par rapport à la question de la réparation, oui bien sûr je pense qu'il y a ce désir là dans notre mission d'enseignant spécialisé et en même temps je pense qu'il est nécessaire de pouvoir analyser ce qui "nous" appartient et qui est de notre propre histoire pour ne pas le projeter sur l'enfant ou sur la relation qu'on a avec lui. Donc d'être suffisamment au clair avec nos motivations. Pour ne pas que l'enfant (ou sa famille) se coule (et se trouve coulé) dans notre désir à nous. Parce que moi l'enseignement spécialisé c'est peut être encore plus fort qu'ailleurs la reconnaissance de l'autre comme sujet, dans son altérité donc...

Céline71
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Re: Motivations et compétences nécessaires au métier ASH

Message par Céline71 » 27 janv. 2009 22:38

"on devrait peut être pas avoir d'enfants pour être enseignant"
mais en avoir, ça aide aussi pour l'empathie avec les parents d'élèves :wink: je me trouve plus "empathique" (je ne sais pas si ça se dit) depuis que j'en ai...

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Re: Motivations et compétences nécessaires au métier ASH

Message par bluenote » 28 janv. 2009 17:10

oui céline c'est vrai aussi mais sommes-nous des saints pour être si parfait ! J'ai toujours cru que les pompiers exerçaient uniquement par pur amour de leur prochain et j'ai lu un jour des témoignages où ils parlaient d'abord (ou au moins autant) de leur amour d'adrénaline !!

je me méfie toujours des trop "gentils"... ma psychanalyste ne me fait pas payer que "pour que ça me coûte", mais aussi pour s'enrichir un peu non ? :mrgreen:

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Re: Motivations et compétences nécessaires au métier ASH

Message par bluenote » 28 janv. 2009 17:12

Céline71 a écrit :"on devrait peut être pas avoir d'enfants pour être enseignant"
mais en avoir, ça aide aussi pour l'empathie avec les parents d'élèves :wink: je me trouve plus "empathique" (je ne sais pas si ça se dit) depuis que j'en ai...
t'as raison c'est utile les enfants à nous pour notre job :mrgreen: enfin, surtout les enfants à problèmes n'est ce pas?!

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Re: Motivations et compétences nécessaires au métier ASH

Message par vercar » 28 janv. 2009 19:39

Concernant l'investissement en temps pour la préparation du CAPA SH, je peux affirmer que cela prend énormément de temps. Il faut travailler le soir, le mercredi, les WE et les vacances scolaires...:on ne peut pas le faire sans s'investir à fond car cela ne passe pas. En ce qui me concerne, cela a été une année où je n'ai fait que travailler et m'occuper de mes enfants (et je suis aidée par mon mari).
Pas de sorties... Mais ANNEE GRANDIOSE sur le plan intellectuel et une envie de continuer.
C'est une chance de pouvoir entreprendre un tel travail. Il faut savoir que tout sera bousculé dans ta tête (c'est normal) et le fait que ce soit en alternance ne facilite pas les choses !
Mais si tu es sûre de toi, FONCE tu en sortiras grandie.
Bon courage. :D

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Re: Motivations et compétences nécessaires au métier ASH

Message par bluenote » 01 févr. 2009 12:39

je suis sûre d'être "faite pour ça" et que cela va me passionner ! Mais je ne suis pas sûre du temps, quoique ça doit bien exister les petites pilules pour pas dormir lol... 8)

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Re: Motivations et compétences nécessaires au métier ASH

Message par lauranne2 » 03 févr. 2009 19:21

demain je passe l'entretien pour acceder à la formation et je stresse un peu. je suis très motivée et j'ai déjà travaillé avec des enfants handicapés (licence staps apa) mais étant jeune enseignante (T3) j'ai peur qu'on ne prenne pas au serieux ma demande de formation...bon en loire atlantique il y a 18 postes pour l'option D pour l'année prochaine alors j'espère que ça ira...si quelqu'un a des conseils de dernières minutes...sur les choses à mettre en avant pour convaincre...

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Re: Motivations et compétences nécessaires au métier ASH

Message par bluenote » 03 févr. 2009 20:45

d'après mon collègue de clis : reste naturel lol et surtout ce qu'ils veulent savoir c'est pourquoi tu demandes cette formation (en tout cas à Bordeaux c'est comme ça)

je passe l'entretien le 13, vendredi treize :mrgreen:
j'sais pas si je dois arriver avec une feuille et un truc préparé ou toute ma spontanéité légendaire :oops:

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Re: Motivations et compétences nécessaires au métier ASH

Message par krystel777 » 14 nov. 2009 17:29

bluenote a écrit :up, je fais remonter cet excellent post trop court je trouve !
Je pense être dans la réparation moi aussi mais j'y travaille personnellement chez un psy !
J'ai surtout peur de ne pas être à la hauteur en matière de temps de lecture, préparations théoriques etc : le temps c'est ce qui me manque le plus et qui vient contrarier mon désir d'être un "bon" prof car c'est toujours un choix affreux que je dois faire entre mes enfants que j'élève seule et mon parcours professionnel (grand désir d'aller plus loin et de donner un sens à cet enseignement que je ne conçois pas comme transmission justement pour en avoir souffert moi même et pour en souffrir encore!)
Je suis obligée de tout concilier, et je voulais savoir s'il existait ici des gens qui avaient même profil : vie de famille et vie professionnelle, reprise d'études difficiles mais O combien passionnantes (je passe l'entretien initial sous peu, je panique un peu sur ce temps que je peux trouver en fait)

Crevée car je me donne à fond toute la journée..le soir pas la force de bosser 4h de plus! alors est ce possible de condenser tout ça sur le mercredi matin et we par exemple ou bien ce n'est pas suffisant (je parle de la préparation du capa-sh option D et ensuite du travail de prof spécialisé)

En conclusion : un désir d'apprendre, un désir d'aider et de m'extasier effectivement sur chaque petit progrès mais contrarié par le manque de temps (on devrait peut être pas avoir d'enfants pour être enseignant !)

merci :)
je lis et je trouve des choses très bien là :
http://dcalin.fr/publications/langlois2.html
Bonjour,
Cela fait plus d'un an que j'ai laissé ce message sur le forum et depuis 1OO1 merveilles dans ma vie...

D'abord j'ai eu le bonheur (partagé avec mon mari et tous ceux qui me sont chers) d'avoir un fils, Tom. Ca chamboule toute une vie, ça l'enrichit d'une manière incroyable!

Ensuite, je me suis inscrite au CRPE avec beaucoup plus de conviction qu'en 2005. Merci à Daniel et à Pascal pour leurs éclairages.

Enfin, ces quelques mois où j'ai cumulé les "fonctions" (salariée, maman, épouse et moi-même) ont payé puisque je suis en formation, PE2, à Cergy.
Alors oui c'est dur, la vie de couple en prend un coup, les yeux sont cernés, on sacrifie un peu de cette vie de famille qui nous est chère mais... j'en sors grandie, fière de moi et encore plus proche de mon but ! T1, T2, ... et puis un jour le CAPA-SH. En attendant ce jour, je sensibilise mes collègues stagiaires à la question du handicap en général et puis je vais profiter d'un exposé pour les "questionner" sur leurs représentations de la scolarisation des enfants trisomiques.

Voilà, Bluenote, un petit "billet" pour dire que c'est possible !

Krystel777

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Re: Motivations et compétences nécessaires au métier ASH

Message par bluenote » 03 déc. 2013 13:44

coucou j'avais perdu pied ces années : j'ai été refusée lors de l'entretien, ça m'a vraiment tuée ! Je n'ai même pas compris comment ils ont pu juger en 5 ou 7 min..
je suis contente pour toi, où en es tu finalement ?

Je suis cette année sur un poste que j'avais idéalisé : maître surnuméraire.
et c'est la cata...

y a que moi en gros qui partait la fleur au fusil, mes collègues n'ont pas du tout accroché à mon staïle... dommage.
du coup je me repose deux questions : suis-je vraiment faite pour "enseigner" auprès "d'enseignants" ?
suis-je même faite pour "réparer" dans une équipe et avec une logique d'enseignants (clis) ?

je postule pour le stage de psychologie scolaire, mais comme ils ne prendront qu'un seul candidat, j'avoue que mes chances sont... fourmitisimales !

venir vous lire ici me fait toujours comme un grand bol de tisane où je trempe ma petite madeleine... ah le temps des études de spycho, c'était quelque chose! :oops:
amitiés

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