Les MACLÉ

Questions spécifiques concernant les formations à l'option E (aides pédagogiques spécialisées en RASED).
Inès111
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Les MACLÉ

Message par Inès111 » 14 nov. 2007 19:59

Bonjour
Je présente le CAPASH en 2008 et j'ai une vague idée de mon mémoire. Je souhaite travailler sur les MACLÉ et le rôle du maître dans ce dispositif. Vous auriez des idées ? Merci par avance

Pascal Ourghanlian
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Message par Pascal Ourghanlian » 14 nov. 2007 20:22

Le livre d'André Ouzoulias chez Retz (2004) devrait vous aider...
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

Inès111
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Message par Inès111 » 14 nov. 2007 20:35

Merci pour votre conseil et j'ai déjà le livre ;). En discutant avec des collègues maître E. Pour certains c'était une aberration qui enlevait toute spécificité au maître E. Car dans ce dispositif, le maître E ne prend pas les élèves en grande difficulté... et surtout il n'y a pas de demande d'aide. Ce qui me fait douter du choix de mon sujet et m'interpelle sur le cadre du maître E dans ce dispositif (prévention ?). J'attends vos remarques car je débute et je n'ai donc pas de recul professionnel...

Pascal Ourghanlian
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Message par Pascal Ourghanlian » 14 nov. 2007 21:27

Vous pointez exactement là où ça fait mal :wink:

Mais comme je ne suis pas convaincu qu'il y ait une "spécificité" du maître E [ne sortez pas, les uns ou les autres, vos arbalètes pour me lyncher, j'ai l'habitude...]...

Mon souci, c'est l'aide aux gamins. De la même manière que ça ne me gêne pas que, dans certaines conditions bien claires et travaillées en amont, l'AVS se retire de l'accompagnement du gamin accompagné pour que l'instit' puisse être en proximité pendant qu'il (l'AVS) gère le groupe classe ; de la même manière, ça ne me gêne pas quand, dans le cadre de dispositifs pensés collectivement, le maître E fait du soutien ou intervient comme maître supplémentaire.

S'il y a une spécificité du maître E (mais je dirais la même chose de tout enseignant spécialisé, désolé), c'est de pouvoir être une personne ressource pour les collègues de l'école. Et si être personne ressource c'est, dans le cadre des MACLÉ par exemple, d'être celui qui permet de constituer des groupes de besoins moins nombreux et que chacun s'y colle, pourquoi pas ?

Et, effectivement, c'est une manière comme une autre de travailler "en prévention". Et ça n'enlève rien aux outils "propres" du maître E (en gros, autour du retour réflexif).

Quant à la fameuse "demande d'aide" des enseignants (parce que l'enfant, le plus souvent, c'est celui pour lequel on demande de l'aide, sans lui demander son avis...)...
Image : celui qui se jette dans la Seine parce qu'il a décidé d'en finir n'appelle pas à l'aide. Pour autant, "on" l'aide... Donc, est-ce bien la "demande d'aide" qui importe ? Pourquoi l'enseignant spécialisé éprouve-t-il le besoin de se mettre en position haute ? d'amener l'autre sur ses propres terres ? de répondre avec ses seuls outils ? Il y a des gens, nombreux, qui ne savent pas demander et qui pourtant ont besoin... J'ai tendance à penser qu'on accompagne les gens au plus près de là où ils en sont, quitte à les conduire à modifier leur manière de voir par la monstration que d'autres chemins sont possibles.

Vous commencez, dites-vous. Ne vous laissez pas embrouiller par des questions (importantes au demeurant, mais pas uniques) de revendication de postures professionnelles. Mettez-vous en position d'écoute : vous verrez bien comment se co-construit le travail avec vos collègues.

Dernière remarque : ce que j'écris là, je le pense, mais ça n'engage que moi. Je sais être bien loin de ce que pensent la majorité des collègues spécialisés. Donc aucun problème si vous n'êtes pas d'accord, ou si vous ne vous sentez pas de défendre une position aussi tranchée sur votre terrain...
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

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Message par Inès111 » 15 nov. 2007 18:18

Merci d'avoir répondu. Je partage votre avis car je pense que nous sommes enseignants avant tout et notre objectif c'est de faire avancer les élèves... et tous, même ceux qui se cachent ;)))). Vous avez résumé ce qui a chamboulé mon thème de mémoire : la remise en cause des spécificités du maître E. Ce qui m'embête c'est que je passe la CAPASH l'année 2008 et j'ai peur des réactions des membres du jury ;((((. Car dans mon cas, ce dispositif, je vais le mettre en place et donc tout construire même si c'est pas moi qui prendrai le groupe des élèves en difficultés. Et surtout j'espère avoir des membres du jury ouverts.....
PS : je me suis faite accuser de participer à l'extermination du maître E :(

Pascal Ourghanlian
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Message par Pascal Ourghanlian » 15 nov. 2007 20:39

Le jugy, a priori, est bienveillant (c'est du moins les consignes qu'il reçoit...).

Votre seul appui, c'est le retour aux textes : les missions de prévention, dans la 2002-113, sont placées sur le même plan que les missions de remédiation (et les missions de relation, elles, n'apparaissent que dans le référentiel de compétences).

Votre argumentation : je fais de la prévention (type MACLÉ) qui positionne le maître E assez proche d'une posture de maître ordinaire (mais avec un regard et des outils différents) et je fais de la remédiation (etc.). Vous êtes là inattaquable (pour peu que vos activités, vos objectifs, soient réfléchis, et que votre regard sur les gamins soit bienveillant et... prévenant).

Bon courage !

[Pour l'extermination du maître E, ne vous inquiétez pas, d'autres s'en chargent, à commencer par ceux qui renvoient l'image de "synthèses" qui n'en finissent pas et de "prises en charge" qui commencent après la Toussaint...]
Modifié en dernier par Pascal Ourghanlian le 15 nov. 2007 22:29, modifié 1 fois.
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

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Message par Inès111 » 15 nov. 2007 21:45

Merci encore votre réponse ;) qui me rassure...

patrick
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Message par patrick » 17 nov. 2007 00:06

Vous deviez bien vous douter que je ne pourrais pas m'empêcher de sortir ma petite arbalète.
En fait je suis entièrement d'accord avec la réponse qui est soumise à Inès, "mais" je pense qu'elle passe un peu rapidement sur "dans certaines conditions bien claires et travaillées en amont" qui me semblait être la vraie question d'Inès quand elle écrivait (prévention?).
Moi il me semble que la question que posait Inès pouvait laisser croire chez elle justement que ces conditions claires et ce travail en amont n'était pas très bien appréhendés d'où son point d'interrogation !
Oui je pense que il n'y a aucune action indigne d'un maître spécialisé dans une école, même de passer la serpillière, car il n'y a aucune action qui est indigne à partir du moment où elle sert l'école, et de nettoyer les chiottes est aussi important que de faire un cours sur le passé composé.
Quand j'ai débuté comme éducateur en internat à l'EREA, je me suis d'abord employé à être la "dame pipi" du dortoir car je pensais qu'avant tout les jeunes avaient le droit d'aller tranquillement aux chiottes, ce qui n'était alors pas le cas !! et des détails croustillants j'en ai comme ça tout le long de ma carrière.
Le problème, ce n'est pas de se définir par des pratiques rigides codées et de ne pas déroger à ces pratiques quelle que soit notre fonction.
Le problème, c'est de savoir ce que l'on fait quand on le fait et donc ce qui est intéressant dans votre question c'est le point d'interrogation après prévention qui laisse sous-entendre que vous ne le saviez pas.
Oui, à mon avis, il est plus intéressant de mettre en place des actions de prévention avant Toussaint que de boire le café entre membres du RASED mais faut-il encore que les conditions soient "claires" et que le travail auprès des équipes soit fait dans la souplesse, la durée, le respect.
Le risque principal à mon avis réside dans le glissement de votre action de prévention vers une action d'observation et donc de votre perception par l'enseignant comme d'un pécheur à la ligne qui vient rechercher ses futurs clients et là tout votre travail futur sera faussé.
Non, ce n'est pas à l'enfant à demander de l'aide. Quand cela m'est arrivé et qu'un enfant s'est adressé à moi directement, je l'ai renvoyé à la loi de l'école, il est sous la responsabilité du maître et quand une fois pour Celia le maître a refusé malgré mes démarches en douceur, je n'ai pu que me plier et l'enfant aussi ! Et pourtant je reste convaincu que Celia avait besoin d'un lieu à elle dans l'école (résultat, plus tard, on lui a proposé l'inévitable bilan psy qui dans ces conditions ne lui a rien apporté !).

Pascal Ourghanlian
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Message par Pascal Ourghanlian » 17 nov. 2007 09:51

J'attendais, effectivement votre réaction, Patrick :wink:
Et je suis heureux de constater que se définir par "l'attention à l'enfant/l'élève" peut servir de point d'ancrage pour nos métiers.
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

Dominique Douay
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Message par Dominique Douay » 21 nov. 2007 06:53

Je rebondis à la phrase « Le risque principal à mon avis réside dans le glissement de votre action de prévention vers une action d'observation et donc de votre perception par l'enseignant comme d'un pécheur à la ligne qui vient rechercher ses futurs clients et là tout votre travail futur sera faussé. » Cette année, en début d’année, j’ai monté un projet prévention avec une collègue de maternelle qui a une classe maternelle rurale de 32 élèves de la TPS à la GS. Suite à ce projet, j’ai repéré des élèves susceptibles d’être en grande difficulté scolaire, et je pense que dès fin janvier, comme notre projet de fonctionnement nous l’indique, je reverrai des élèves en re-médiation, suite aux évaluations de GS. Je pense qu’il est beaucoup plus facile pour un élève de 5 ans d’accepter la prise en charge en groupe d’aide, d’une part, parce qu'il a l'habitude de travailler en groupe, d’autre part, parce qu'il connaît l'enseignant (puisqu’en début d’année il a animé des ateliers d’écriture pour les élèves de tout le cours). Hier, j’ai assisté à une réunion PPRE d’une élève de CM2 dont on m’a toujours dit qu’elle était en difficulté, (depuis le CE2) mais on ne m’a jamais fait de demandes d’aide, la famille semblant très réticente à une aide du RASED et les difficultés de l’élève, pour les collègues, relevant plus d’un maître G qui n’existe pas dans mon antenne. J’ai rencontré une élève mal dans sa peau, car elle était la seule de son cours à bénéficier d’un PPRE, elle se dévalorisait complètement. Alors, oui, si le maître E peut repérer, lors de ses actions de prévention en maternelle des élèves qui auraient besoin de lui, je pense qu’il peut échanger ses points de vue avec ses collègues. Mais, je ne sais pas si c’est ma spécificité de maître E ou mon expérience de maîtresse de maternelle (qui s’est beaucoup inspirée de la recherche PROG) qui me « guident ».
Cependant, je sais que lorsque l’on passe le CAPA-SH, les formateurs préfèrent que l’on se lance dans la re-médiation pédagogique et non dans des actions de prévention pour réussir à « endosser » la spécificité de maître spécialisé. Si en débutant dans la fonction, on fait du soutien, ce que l’on sait déjà faire, on accède difficilement à la prise en compte de notre spécificité. Lors de ma première année, étant en secteur rural, seul maître E de mon antenne, j’ai eu tendance à prendre trop vite des élèves qui ne relevaient pas de ma « spécificité » et je suis restée longtemps dans la remédiation pédagogique d’un maître de classe, j’animais des groupes de besoin, et je n'étais pas dans une re-médiation pédagogique qui prend en compte les besoins particuliers de l’élève pour adapter sa prise en charge. La deuxième année, en ayant choisi un mémoire plus "E" (le premier avait été jugé trop "G" par le jury) et en présentant des re-médiations où j'avais réussi à mieux trouver ma "place d'enseignant sppécialisé" j'ai davantage convaincu le jury. Je sais que certains jurys apprécient les mémoires sur la prévention ou la collaboration en général, car cela diffèrent des sujets plus "habituels".
Bon courage aux collègues qui passent le CAPA-SH.
D.D.

clairea
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Message par clairea » 21 nov. 2007 15:08

..... entrouvre la porte .......
patrick a écrit : (résultat, plus tard, on lui a proposé l'inévitable bilan psy qui dans ces conditions ne lui a rien apporté !).

Il y a beaucoup de solutions pour éviter le bilan psy ;) et jamais il ne devrait être pensé comme inutile...

Difficile pour moi de ne pas réagir ;)

Mais je suis un peu en dehors du thème de cet échange... désolée

...... ressort sur la pointe des pieds ....... ;)

Pascal Ourghanlian
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Message par Pascal Ourghanlian » 21 nov. 2007 18:43

Claire, telle la petite souris :wink:
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

patrick
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Message par patrick » 21 nov. 2007 23:32

Non Dominique je ne suis pas en accord avec votre "j'ai repéré..." Sur ce site, je m'étais fait suspecter de systémique, ce qui est pour moi une infamie !, parce que je soulevais le fait que pour le RASED c'est la situation scolaire de l'enfant qui est traitée et que la difficulté de l'élève ne peut pas être portée que par l'élève, ne peut être ramenée à une difficulté interne de l'élève.
C'était pour ce que j'en avais compris un changement entre le GAPP et le RASED.
Pour le GAPP, l'expert avec ses batteries repère des élèves en difficulté, pour le RASED la synthèse recueille une demande d'aide d'un enseignant. Bien sûr je caricature et ça n'a jamais été aussi tranché.
Moi ce qui me gêne dans votre dispositif de prévention, c'est que le contrat avec les enfants n'est pas explicite. Le petit vient tranquillement dans une activité de prévention sympa avec une maîtresse sympa et en fait tout à coup il se retrouve être repéré pour un groupe de remédiation.
Ce n'est pas comme cela que sa place d'acteur principal dans la construction de son statut d'écolier sera reconnue.
Bien entendu, cette discussion est abstraite et je ne vous fais aucun procès d'intention !! Bien sûr qu'en fait l'action de prévention a dû vous servir pour tisser des liens avec la maîtresse et qu'elle s'inscrit en fait dans un travail de la demande avec cette maîtresse. Mais je tenais à reformuler sur ce point d'abord parce que c'est une de mes fixettes sur ce site et j'ai peur de lasser un peu à force de revenir ainsi sur ce point mais surtout parce que la question initiale de notre collègue avec ce point d'interrogation après prévention me laisser supposer un peu de confusion chez elle.
La prévention en maternelle a un avantage énorme que vous soulevez, il nous fait connaître auprès de tous les enfants, nous devenons ainsi des adultes porteurs d'école et quand ces élèves nous retrouvent plus tard dans leur parcours nous ne sommes pas des étrangers.

Dominique Douay
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Message par Dominique Douay » 22 nov. 2007 05:26

Je me suis peut-être mal exprimée avec « j’ai repéré ». Pour moi, la difficulté scolaire de l’élève n’est pas interne à l’élève, et je pense que le fait de travailler dans un dispositif de prévention permet de travailler avec les enseignants pour les aider à modifier leur pédagogie, car malheureusement, certaines difficultés scolaires tiennent au fait de la non prise en compte des profils particuliers d’élèves. Notre Inspectrice demande aux enseignants de GS de réaliser le profil de leur classe en janvier en s’inspirant du tableau des compétences de l’apprenti-lecteur de début du CP, ce qui leur permet d’une part de travailler les domaines qui semblent encore « faibles » pour leur classe, de mettre en place une pédagogie différenciée en établissant des groupes de besoin, et de faire des demandes d’aide au RASED, pour les élèves dont on n’arrive pas à gérer les difficultés en classe. C’est alors en février que je commence des « interventions » en maternelle GS, sous demande d’aide de l’enseignant. Je préfère, pour ma part, entrer d’abord dans un dispositif de prévention en début d’année, afin de ne pas être l’enseignant spécialisé qui va « réparer » les élèves qui ne sont pas conformes à ce que l’enseignant attend d’un élève.
Lorsque j’ai travaillé en maternelle, et mis en place une pédagogie largement inspirée de PROG, j’ai eu la chance d’avoir à mes côtés une ATSEM compétente, des interventions d’aide-éducateurs, et j’ai pu mettre en place ainsi de véritables ateliers différenciés. Actuellement, je ne trouve pas chez mes collègues de classe les facilités d’organisation que j’avais alors, elles se réfugient donc sur les fiches photocopiées (dès la PS). Le fait d’animer des ateliers en prévention, de monter un projet prévention avec l’enseignant de classe, me permet de montrer une autre façon de travailler, et de croiser nos regards sur certains élèves. La prise des élèves en re-médiation, pour moi, est une aide pour les élèves, mais à utiliser en dernier ressort. On sort l’élève de sa classe, il ne fait plus ce que font les autres au moment où il est dans le groupe d’aide, alors vous comprenez que pour moi, je ne cherche absolument pas de « clients » pour mes prochaines re-médiations. Lorsque j’ai dit que j’avais repéré certains élèves susceptibles d’être en grande difficulté scolaire, c’était plus comme lorsque j’étais enseignante en classe, où je me demandais ce que je peux mettre en place pour cet élève avant d’appeler le RASED. Lorsque nous faisons le bilan du projet avec la collègue de classe, nous discutons des ateliers possibles à mettre en place pour ces élèves en difficulté, puis nous nous revoyons en février après le profil de sa classe. Certains élèves ont profité des ateliers différenciés et ne seront plus considérés alors comme des élèves en grande difficulté par la maîtresse, pour certains autres par contre, la maîtresse fera une demande d’aide.
Je crois que le RASED a beaucoup à gagner en travaillant en amont, notamment dans la relation école-parents. Par exemple, en secteur rural, pour les élèves qui ne réussissent pas en classe, les collègues disent : « C’est normal, il n’est pas suivi à la maison. » Il faudrait peut-être arrêter de prendre les parents pour des enseignants et leur redonner leur place de premier éducateur. Je pense qu’un élève travaille en classe, et non à la maison, que les spécialistes de la pédagogie sont les enseignants et non les parents, et que ce sujet mériterait qu’on en discute en conseil de cycle. Mais ce sera peut-être l’objet d’un prochain sujet.
D.D.

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Message par Inès111 » 22 nov. 2007 18:48

Bonsoir
En tant que débutante, je souhaitais savoir quelle place avait le maître E dans les MACLE. Et oui je suis dans un flou car les avis sont partagés et j'entend tout et son contraire. Je précise je suis sans formation, j'essaie de me documenter et je fais appel à votre expérience afin que vous puissiez m'éclairer. J'ai compris qu'il y avait un travail de prévention puisque c'est un dispositif massé (prévenir avant que la difficulté ne s'installe). Mais, et il y a toujours un mais, ce dispositif est très mal apprécié par mes collègues (maître E) car pour eux le maître E n'a pas sa place dans ce dispositif (vu qu'il n'y a ni demande d'aide et que le maître E n'est pas un maître supplémenatire) car pour eux c'est pas de la prévention mais un décloisonnement. Donc je reste perplexe car ce sont mes pairs qui vont me juger lors de la passation du capa sh. Cependant et indépendamment , je me lance dans l'aventure maclé (car je trouve ce dispositif très intéressant) et que j'ycrois. :)
Merci par avance pour vos réponses
Modifié en dernier par Inès111 le 22 nov. 2007 19:54, modifié 1 fois.

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