Élèves de l'hôpital de jour en CLIS

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solal
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Élèves de l'hôpital de jour en CLIS

Message par solal » 21 juin 2007 22:47

Bonjour
L'an prochain, j'accueillerai dans ma CLIS 9 élèves de l'hôpital de jour (ou de l'internat séquentiel) sur 12. J'ai une AVSco à mi-temps. Je connais certains de ces élèves, qui sont déjà dans ma classe mais certains nouveaux sont des enfants "problématiques" (je ne trouve pas le bon terme). Je m'inquiète un peu, surtout pour les temps où je serai seule en classe.
Pensez-vous qu'un plein temps d'AVSco soit accordé pour une telle configuration de classe ? Quelle aide suis-je en droit de demander ?
Avez-vous des témoignages ?
merci de votre aide

Pascal Ourghanlian
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Message par Pascal Ourghanlian » 22 juin 2007 07:40

Il n'y a malheureusement que des réponses locales...

Sur mon département, le choix a été fait qu'une AVSco soit à plein temps sur les CLIS et sur les UPI. Choix trop rare au niveau national : 35 % des élèves handicapés sont accompagnés "chez nous", alors que la moyenne nationale est de 15 %... :oops:

Faites la demande d'un temps plein, et tenez-nous au courant de la réponse :wink:
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

solal
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Message par solal » 22 juin 2007 12:55

C'est ce que nous allons faire, sans y croire vraiment cependant ...
merci

solal
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Message par solal » 15 sept. 2007 14:30

Pas de plein temps possible, mais un ASEH va être nommé sur l'école et viendra dans ma classe quand l'AVS n'y sera pas.

J'ai donc 9 enfants de l'hôpital sur 12.
-certains enfants posent de gros problèmes de violence, envers les enfants, les adultes ou eux-mêmes. Pour certains, il semble impossible de leur faire comprendre qu'on ne peut pas taper les autres (certains ne se contrôlent pas, pour un autre, les échanges verbaux sont quasiment inexistants, pas de regard non plus)
-certains n'ecceptent pas les contraintes inhérentes à la vie de classe, même les plus simples : rester dans la pièce par exemple. Une élève se met à crier et à appeler sa mère dès que je dis "non", un autre me griffe dès que je lui propose quelque chose.
-certains ne sont donc absolument pas dans les apprentissages, ni dans la vie de groupe, et je me demande parfois dans quel but on les a mis dans ma classe, et si souvent (7 à 5 demi-journées par semaine pour les plus difficiles). Ces élèves avaient pour la plupart des AVSI en maternelle, et je pense qu'ils étaient mieux accompagnés que dans ma classe ou l'AVS et moi essayons de faire participer tous le monde, de garder le calme et aussi de faire travailler ceux qui en sont capables, qui ont fait des progrès au cours de l'année dernière et qui ont besoin de calme mais aussi d'accompagnement important car ils manquent d'autonomie (niveau GS/CP environ).
-Ma classe est donc un gros mélange d'enfants entrés dans les apprentissages malgré leurs difficultés et d'enfants qui n'acceptent pas les contraintes, les autres, voire ne parlent pas.

Dans l'intérêt de qui fait-on des classes comme ça ? Les enfants de l'hôpital qui ont besoin d'un accompagnement constant, de calme, qui se sentent mal dans un grand groupe et qui se montrent violents, que font-ils dans une classe dans laquelle 2 adultes ne sont pas en mesure de répondre à leur besoin et de les aider ?
Les enfants en grande difficulté scolaire mais au comportement d'élève, comment peuvent-ils progresser et travailler dans de telles conditions ? Le temps qui je peux leur consacrer n'est pas suffisant non plus. Quand les 12 sont là (4 demi-journées par semaine), il est très difficle de travailler, d'avoir du calme.

Avez-vous déjà eu des classes comme ça ?
Que faire ? En laisser certains vaquer à leurs occupations répétitives et solitaires (jeu, lecture du même livre) afin de pouvoir travailler avec les autres ? Ils ne sont pas là pour ça. Mais moi, je suis là pour quoi dans cette classe ? Pour les "garder" ? Pour donner l'impression qu'ils suivent une scolarité "normale" dans une école "normale" même si ça se fait au détriment des autres et d'eux-mêmes ?

akila m
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Message par akila m » 16 sept. 2007 08:52

A votre place, je demanderais une rencontre rapide avec le directeur de l'hôpital de jour, le psychiatre et les éducateurs responsables des enfants qui vous inquiètent ; proposez aussi à un éducateur de venir une demi-journée dans la classe voir comment cela se passe ; si ces personnes sont dans le cadre du soin, elles ne vont pas accepter cette situation, et constater les dégâts sur les enfants qu'elles vont récupérer ; cela m'étonnerait qu'à l'HDJ, les éduc ou les infirmiers gèrent des groupes de 12 enfants ; le soin repose sur des petits groupes réguliers, voire beaucoup d'individuel ; pourquoi aggraver l'état de ces enfants ? essayez de voir s'il y a un enseignant dans cet hôpital.
je travaille en HDJ ; les enfants ne sont scolarisés en CLIS ou classes ordinaires qu'à toute petite dose (et pas tous) lorsqu'on entend une demande de normalité de leur part et que des amorces dans les apprentissages sont possibles ; il est choquant que l'on jette des enfants malades comme ça dans une classe parce que l'école c'est important.
dans ma classe en HDJj, où je n'en que 4 maxi par demi-journée, il m'arrive d'appeler à l'aide pour sortir momentanément un enfant qui explose et met les autres en danger ; alors à 12, même si vous êtes deux, vos projets pédagogiques ne vont pas trop avancer !

En tout cas je trouve votre situation inadmissible, même si votre calme à toutes les deux va certainement améliorer les choses progressivement.

M escudie

Daniel Calin
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Message par Daniel Calin » 16 sept. 2007 10:50

solal a écrit :Mais moi, je suis là pour quoi dans cette classe ? Pour les "garder" ? Pour donner l'impression qu'ils suivent une scolarité "normale" dans une école "normale" même si ça se fait au détriment des autres et d'eux-mêmes ?
Bonne question, et bonnes réponses - malheureusement. Vous et les enfants de votre classe êtes victimes des idéologues du tout-intégratif. Parmi bien d'autres, et les choses vont s'aggraver. D'autant plus qu'il y a une autre explication à ces situations : plus la scolarisation est "ordinaire", moins elle coûte cher. Alors...

Bon courage, à vous, à vos collaborateurs et à vos élèves.
ESCUDIE a écrit :En tout cas je trouve votre situation inadmissible, même si votre calme à toutes les deux va certainement améliorer les choses progressivement.
Entièrement d'accord, sur les deux points.
Cordialement,
Daniel Calin

riri
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7 à 5 1/2 journees par semaine...

Message par riri » 17 sept. 2007 21:18

Ils sont donc là au moins à mi-temps...

J'en avais deux l'an dernier et travailler avec l'hôpital de jour m'a bien aidée.
C'est l'institutrice de l'hôpital qui m'a été d'un soutien formidable. Elle est même venue un temps accompagner l'un des enfants (le plus en souffrance dans ma classe visiblement). Il ne voulait pas rester dans l'enceinte de la classe et criait dès que je fermais la porte et les fenêtres...

Cette année on n'avait conseillé que des petites matinées pour cet enfant jusque 10h30. (2h au lieu de 3) mais tous les jours. Tout le monde était d'accord, famille comprise...

Son emploi du temps a été fait pour cette rentrée avec deux jours complets et deux matinées complètes... + évidemment deux temps de cantine... et tout cela sans AVS ni i ni co !

Cet enfant coûte sûrement moins cher dans ma classe qu'en forfait journalier à l'hôpital de jour... (je suis méchante là sans doute)

Heureusement, la famille a refusé cela, m'a téléphoné pour avoir mon soutien, et il a été décidé qu'il serait scolarisé les ... après-midi !
(enfin bref...)

Petite histoire pour dire qu'il y a un soutien à trouver auprès de l'équipe de suivi de cet enfant et surtout auprès des collègues exerçant à l'hôpital de jour. Ils connaissent vos élèves, leurs difficultés mais aussi sûrement les petites habitudes de chacun d'eux.

Dans ma classe l'un a besoin d'avoir toutes (sans exception) ses affaires étalées sur sa table même le cartable... Si on ne me l'avait pas dit j'aurai tâtonné longtemps avant de comprendre que c'était sa façon à lui d'être rassuré !

Un jour j'ai été remplacée ça a été une vraie cata...

Du coup j'ai préparé un petit récapitulatif des habitudes et de ce qui calme chacun d'eux + des rituels instaurés : ceci dans le cahier d'appel au cas où je doive être remplacée !

Tes collègues qui connaissent ces enfants ont sûrement trouvé des astuces pour les calmer, les rassurer, les mettre en confiance mais aussi des pistes sur leurs centres d'intérêts.

Ça vaut le coup de leur téléphoner et d'aller déjeuner avec eux.

Bon courage à toi et plein de patience :)
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Message par solal » 17 sept. 2007 22:29

Je connais les enseignants de l'hôpital, et maintenant que la rentrée est bien passée, je vais les recontacter. En juin, tout ce que les diverses personnes concernées ont pu me dire, une fois la composition de la classe connue, a été "passe de bonnes vacances quand même", ce qui ne m'a pas fait très très plaisir.
J'ai d'assez bons contacts avec l'hôpital, pour ça, ça va. Le problème, c'est au quotidien, quand tout le monde est là.
Demain, je vois la nouvelle enseignante référente, je vais lui parler de tout ça.
Merci de vos réponses.

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Message par AVD » 19 sept. 2007 11:29

Bonjour,

Dans notre académie, il a été décidé qu'il n'y aurait désormais plus d'AVS Co dans les CLIS, mais des EVS.
Ça commence à devenir pesant qu'il n'y ait pas une législation sur laquelle chacun et chacune pourrait s'appuyer, identique pour tout le monde et que ce soient les inspecteurs d'académie, voire les inspecteurs ASH qui prennent des décisions parfois très importantes.
Que l'on puisse se retrouver avec des supérieurs à ce que dit la loi est absolument anormal. Si une limite existe, c'est qu'il y a une raison. Et 12 élèves en CLIS, c'est nettement suffisant.
Bonne journée.
AVD

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Message par solal » 09 oct. 2007 19:27

Bonjour
Encore une question par rapport aux élèves suivis en hôpital de jour.
Certains de mes élèves sont très "difficiles" et il est évident que certains ne tirent pas de bénéfice d'un accueil en CLIS très long (+ les cantines). Des personnes de l'hôpital me disent que lors des réunions d'équipes éducatives (qui auront lieu à la rentrée) il faudra faire en sorte que certains de mes élèves soient moins accueillis à l'école. Cependant, cela ne signifie pas pour eux augmenter le temps d'hôpital des enfants mais demander aux parents de trouver un autre type d'accueil pour leur enfant (ie quelqu'un pour les garder).
Ma question est la suivante : avons nous le droit de faire cela, est-ce légal ?
Merci de me répondre.

akila m
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Message par akila m » 10 oct. 2007 14:35

Il me semble que c'est à l'équipe soignante de faire la démarche ; d'abord essayer de trouver une solution pour recevoir ces enfants dans leur structure et si cela est impossible, demander en en justifiant la raison
aux familles de gérer leurs enfants une partie du temps scolaire ; même si ce n'est pas la meilleure solution, pour que ses enfants soient soignés;
On vous les a donc confié parce que l'hôpital de jour n'avait pas les moyens de les recevoir ; en fait, personne ne sait qu'en faire faute de moyens !

Je ne sais si cela est légal, mais cela se fait assez souvent ; par exemple dans mon hdj, on va libérer les enfants une demie journée pour pouvoir
faire des groupes d'analyse de pratique avec le personnel; les enfants non scolarisés à ce moment devront rester chez eux. Les parents n'ont pas le choix et comprennent généralement bien. De plus les jeunes scolarisés en UPI, ont souvent des demies journées libres s'ils ne viennent pas à l'hôpital de jour à ces moments là.

M ESCUDIE

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Message par solal » 10 oct. 2007 20:05

Dans ma classe, quand les élèves ne sont pas à l'hôpital, ils sont forcément en clis. Je pensais donc que c'était obligatoire de les accueillir pendant tous ces moments où ils ne sont pas en soins vu qu'ils sont inscrits en clis.
J'aimerais vraiment savoir si réellement obligatoire ou si, comme vous le dites, des arrangements sont possibles. Cependant je ne veux pas tenir ce genre de propos pendant les réunions d'équipe éducative si ce n'est pas vraiment légal.

akila m
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Message par akila m » 10 oct. 2007 21:14

Je vais peut-être me répéter mais ce n'est pas à vous de prendre cette décision et d'en parler aux familles mais aux responsables du projet de soin ; si ces enfants vont mal à l'école vous n'en êtes pas responsable ; s'ils sont en hôpital de jour ce n'est pas pour rien ; l'hôpital de jour doit aider et accompagner ses enfants jusqu'à ce qu'ils puissent supporter plus d'école.

bonne soirée M ESCUDIE

akila m
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Message par akila m » 10 oct. 2007 21:16

je vais peut-être me répéter mais ce n'est pas à vous de prendre cette décision et d'en parler aux familles mais aux responsables du projet de soin ; si ces enfants vont mal à l'école vous n'en êtes pas responsable ; s'ils sont en hôpital de jour ce n'est pas pour rien ; l'hôpital de jour doit aider et accompagner ses enfants jusqu'à ce qu'ils puissent supporter plus d'école.

bonne soirée M ESCUDIE

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