Ces « dévoyés » qui nous gouvernent
4 janvier 2010On savait que Patrick Devedjian, gosse de riches, et Alain Madelin, fils de pauvre, avaient commencé leur carrière politique dans le groupuscule d’extrême-droite Occident, qui s’était illustré dans les années soixante en multipliant les agressions physiques contre les militants de gauche. Madelin est même un des fondateurs de ce sympathique groupe de nervis. Quant à Devedjian, accusé d’être une balance, il a fini par être torturé par ses chers petits camarades…
On sait beaucoup moins que ces deux grandes consciences de l’extrême-droite puis (?) de la mondialisation libérale ont également un passé de « jeunes dévoyés » et de « tristes sires », pour reprendre les appellations de l’article du journal Le Petit Varois du 11 novembre 1965 qui relate leurs exploits lors d’une virée estivale sur la Côte d’Azur : vol d’une voiture, vol d’un moteur de bateau, vol de pièces d’identité, usage de fausses plaques d’immatriculation et détention illégale d’arme. Jugés par le tribunal correctionnel de Draguignan pour l’ensemble de ces faits, et grâce aux « bons renseignements » apportés au magistrat instructeur sur ces deux étudiants en droit à la faculté d’Assas, berceau majeur de l’extrême-droite, ils n’écoperont, pour ces délits à répétition, que d’une peine de prison avec sursis, assortie de trois ans de mise à l’épreuve.
Alain Madelin, député UMP d’Ille-et-Vilaine jusqu’en 2002, est actuellement président du Fonds mondial de solidarité numérique. Patrick Devedjian est actuellement président du conseil général des Hauts-de-Seine et ministre auprès du Premier ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance.
Les miliciens sont au pouvoir, plus clairement encore que je ne le pensais voici deux ans en écrivant Le retour des miliciens.
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