Amertumes politiques
31 mars 2009La « gauche de la gauche », c’est-à-dire, malheureusement, la seule gauche, est décidément désespérément égale à elle-même : d’un minable sectarisme de boutiquiers. La palme en ce domaine revient sans conteste au prétendu NPA, nommé probablement par antiphrase « nouveau » parti anticapitaliste, alors qu’il n’est à l’évidence qu’une resucée de la vieille LCR, et encore, puisque les fondateurs de cette vieille-nouvelle boutique trotskyste ont perdu en route la partie la moins sectaire de leurs troupes, laquelle a fondé la Gauche Unitaire et rejoint le Front de Gauche. Décidément, il n’y a définitivement rien de bon à attendre des trotskystes, sinon la perpétuelle course au recrutement de nouveaux croyants pour compenser les morts et déserteurs de la vieille église. Passe encore pour Lutte Ouvrière ou les derniers lambertistes du POI, il y a bien longtemps qu’ils ont plus à voir avec des évangélistes qu’avec un mouvement politique… Mais « ceux de la Ligue »
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La fondation du Parti de Gauche de Mélenchon avait pourtant entrouvert un espoir par rapport à cette atomisation de la gauche… Mais en s’accrochant contre vents et marées à l’idée européenne, le PG, rejoint exactement en cela par le Parti Communiste, autre secte à bout de souffle, ne pouvait que restreindre drastiquement les possibilités d’alliances. Du coup, un « front de gauche » réduit à Mélenchon et Buffet répand forcément une drôle d’odeur rancie de résidus mal repentis du mitterrando-jospinisme gouvernemental, dont ils ont de fait avalé patiemment en cœur toutes les couleuvres.
On peut certes rêver d’une « autre Europe », mais l’Europe réelle, c’est Barroso, c’est-à-dire un ancien trotskyste (tiens, tiens, on les retrouve…) retourné par la CIA, et depuis zélote compulsif du pire libéralisme. Même le très modéré Obama apparaît de plus en plus comme un gauchiste irresponsable par rapport à lui comme à la plupart des dirigeants réels de l’Europe réelle. Rien à faire avec cette Europe-là, sinon la rompre au plus vite si l’on veut faire de la place pour pouvoir construire un jour, sur d’autres bases et selon d’autres modalités, une Europe qui ne soit pas l’actuelle prison des peuples asservis à la finance mondialisée…
Quant aux maniaques de la décroissance, en période de crise mondiale dure, je préfère ne pas m’étendre… Sans parler, évidemment, des écolos médiatiques à la Cohn-Bendit et consorts, versant à peine verdi de l’eurolibéralisme…
Le sarkofascisme a décidément de beaux jours devant lui.
Vous avez entendu Villepin ces derniers jours ? Il a articulé un discours républicain plus clair et plus structuré que tout ce que bafouillent les « responsables » du P « S » ou de la gauche…
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