Sarkozy
29 décembre 2007La vanité est d’autant plus vorace qu’elle doit trouver à se sustenter sur un champ plus petit.
Jean Rostand – Carnet d’un biologiste – Librairie Stock, Delamain et Boutelleau - Paris – 1959 – Page 143.
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La vanité est d’autant plus vorace qu’elle doit trouver à se sustenter sur un champ plus petit.
Jean Rostand – Carnet d’un biologiste – Librairie Stock, Delamain et Boutelleau - Paris – 1959 – Page 143.
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Le coup d’État des dirigeants européens se poursuit, contre la volonté exprimée des peuples français et hollandais, et contre la possibilité pour les autres peuples européens de s’exprimer sur un enjeu fondamental pour leur avenir.
L’Europe que l’on nous a présenté comme le rempart de la démocratie est en passe d’enterrer l’idée même de démocratie, pour le plus grand bonheur des puissances financières mondialisées dont elle se réduit à organiser la domination absolue sur son territoire. Partout en Europe, les pulsions totalitaires se font pressantes, comme toujours quand on plonge les peuples dans le désespoir, quand toute autre alternative politique est barrée. Cette Europe-là fait le lit des fascismes de demain, partout à l’œuvre, partout en marche, partout aux marches, déjà, du pouvoir.
Un nouvel appel, donc, pour que parole soit rendue au peuple français, à travers un nouveau référendum sur le traité européen :
J’ai signé, encore. Je vous appelle à signer, encore.
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Dans le désir de l’égalité sociale, il entre quelque impatience d’être enfin débarrassé de la fastidieuse pitié.
Jean Rostand – Pensées d’un biologiste – Éditions Stock – Paris – 1939. L’édition citée est celle du Club Français du Livre – 1957 – Page 209.
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Sur le site de France Terre d’Asile, une nouvelle pétition, indispensable :
Non à la pénalisation du travail social !
Voici le début de ce texte, qui se suffit à lui-même :
Le lundi 19 novembre 2007, deux intervenantes sociales travaillant pour France Terre d’Asile, dans le cadre d’un dispositif de protection de l’enfance financé par l’Etat, ont été interpellées au petit matin à leur domicile parisien. Fouille au corps, perquisition, saisie de l’ordinateur personnel, transfert menottées à Coquelles dans le Pas-de-Calais, maintien en garde à vue pendant plus de 12 heures pour l’une et 24 heures pour l’autre ; ce traitement musclé avait pour but de vérifier, selon le Procureur de la République de Boulogne-sur-Mer, si elles s’étaient rendues complices ou non d’aide au séjour irrégulier. Il conclura à une générosité « mal placée ». Ces méthodes témoignent pour le moins d’une dérive répressive et inacceptable.
Fascisme, vous avez dit fascisme ?
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Je découvre, un peu tard, sur l’improbable site Inventaire/Invention, un très bel article de Louise L. Lambrichs, à propos du rapport de l’INSERM sur le prétendu trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent, déjà abondamment dénoncé sur ce blog, sur mon site… et ailleurs.
La psychiatrie a-t-elle perdu la mémoire ?
Une petite citation, pour vous donner envie de lire l’intégralité de ce beau texte percutant :
Au-delà du parti pris univoque et réducteur qui anime ce rapport et qui, allant contre toutes les avancées freudiennes, ne se soutient ni cliniquement, ni scientifiquement, ni éthiquement, l’horreur que suscite sa lecture ne tient pas seulement à la suspicion de délinquance qu’il fait peser sur le premier bébé venu ; c’est aussi la représentation du « citoyen idéal » qu’il induit. Lorsqu’on découvre que la « recherche de la nouveauté » fait partie des symptômes retenus par ces experts comme pathologiques, on comprend non seulement que rechercher la nouveauté n’est pas en effet ce qui les caractérise eux-mêmes – en quoi d’ailleurs ils réussissent parfaitement –, mais qu’ils rêvent d’une société de normopathes soumis, adaptés à l’ordre ambiant fût-il intolérable, dépourvus de créativité, d’invention comme d’esprit critique. Car toutes ces qualités, il va de soi, sont articulées à cette fameuse agressivité primaire qui dérange l’ordre nouveau visé par leur rapport… De l’idéologie délirante et meurtrière du Surhomme, serait-on passé une génération plus tard à celle d’un normopathe hyperadapté dont l’avènement sera assuré par une police chimique… libérale ? Résumera-t-on notre histoire en disant qu’après quarante ans de poulets aux hormones dévitalisés, la génération issue de la Deuxième Guerre mondiale, héritière de mai 1968, a jeté la psychanalyse aux orties pour promouvoir une société de normhommes ampoulés et ritalinisés ?
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La notion de normopathie a été introduite dans la nosographie des pathologies mentales par la psychanalyste Joyce Mac Dougall dans les années 1970. C’est un trouble psychique qui consiste en une trop grande adaptabilité entraînant la dépersonnalisation. Voir son livre : Plaidoyer pour une certaine anormalité, Collection Connaissance de l’inconscient, Gallimard, 1978.
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