L’adieu à Chirac
25 avril 2007J’ai écrit récemment (Pathologisation de la politique) que, contrairement à la plupart de mes proches, je ne regrettais pas d’avoir voté Chirac en 2002, et que je lui étais même reconnaissant de nous avoir évité le bourbier irakien. Alors que son concurrent « de gauche » nous aurait selon toute vraisemblance blairisés. Alors que les deux malades qui s’écharpent sur du vent pour se faire élire au deuxième tour des présidentielles s’apprêtent probablement, l’une comme l’autre, à nous plonger dans le bourbier iranien – en attendant pire encore.
Je viens de lire la traduction française d’un article de Tony Judt, intitulé La France regarde en avant mais l’avenir ne s’annonce pas rose, publié par le New York Times du 22 avril 2007. Même si je ne partage pas toutes ses analyses, cet article me convient assez. Je vous invite à le lire. Voici sa conclusion, dont j’ai bien peur qu’elle ne finisse par très vite par se vérifier, quels que soient les prochains résultats électoraux :
« Avec le départ de Jacques Chirac, nous disons au revoir au dernier semblant de qualités d’homme d’État, d’une génération qui s’est rappelée jusqu’où pouvait conduire une Europe défaite. J’ai peur qu’il nous manque.«
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Je saisis cette occasion pour inviter mes visiteurs à découvrir l’excellent site sur lequel est publié ce texte : Questions critiques (Un autre regard sur le monde). Même si ses publications, très diverses au demeurant, sont loin de toujours me convaincre, c’est un site qui fait du bien, aère les méninges et désintoxique de la pensée unique. Une rareté.
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