Comment obtenir un CAPSAIS option A ?

Questions spécifiques concernant les formations à l'option A (handicaps auditifs).
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lincenium

Comment obtenir un CAPSAIS option A ?

Message par lincenium » 02 juin 2005 23:02

Cela fait plus d'une heure que je cherche des informations sur les conditions d'accès et la formation au CAPSAIS option déficience auditive... Je ne trouve rien !!!
Quelqu'un peut-il me renseigner ici ? Merci beaucoup !
Céline

Daniel Calin
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Message par Daniel Calin » 02 juin 2005 23:37

1/ Vous n'avez pas très bien cherché : la rubrique Formations de mon site donne les réponses à vos questions.

2/ Le CAPSAIS n'existe plus. Il a été remplacé par le CAPA-SH (enseignement primaire) et le 2CA-SH (enseignement secondaire).

3/ Les formations à l'option A se font soit au CNEFEI de Suresnes, soit à l'IUFM de Lyon.

4/ Pour accéder à ces formations, il faut d'abord être enseignant titulaire (PE ou PLC). Le recueil et le "tri" des candidatures sont effectués par l'Inspection Académique (PE) ou le Rectorat (PLC).
Cordialement,
Daniel Calin

lincenium

merci

Message par lincenium » 03 juin 2005 20:38

Eh oui, il semble que je n'avais pas assez exploré votre site, très riche !
Tout d'abord merci, pour les informations que vous m'avez transmises.

Cela fait quelques années que je pense à une spécialisation, je suis actuellement enseignante en primaire. Je regrette beaucoup que le langage des signes ne soit pas enseigné à l'école, et que les enfants malentendants ne partagent pas leur scolarité avec les autres. Il n'en va pas ainsi dans tous les pays !

Je suis perplexe. Pourquoi la formation à l'option A n'est-elle possible que sur Paris ou Lyon ? N'y a-t-il pas assez d'enfants concernés pour former des enseignants ailleurs ? Je vis à Albi, près de Toulouse, et dans ma ville, c'est une institution privée "Au bon sauveur" qui gère la question. C'est mieux que rien, je suppose...
Sur Toulouse il ne semble y avoir aucune formation, si c'est par manque d'effectif, j'ai envie de dire tant mieux ! Mais je me doute bien qu'il s'agit d'autre chose...

Enfin, merci encore, je vais continuer ma quête d'infos, tout n'est pas encore bien clair...

Au revoir,
Céline

Daniel Calin
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Message par Daniel Calin » 04 juin 2005 00:01

La rareté des formations à l'option A est effectivement due à la rareté des handicaps auditifs dans l'enfance. Handicaps de plus en plus rares, d'ailleurs, du fait de progrès médicaux rapides et importants.

La médiatisation actuelle de ce handicap n'a rien à voir avec sa fréquence !
Cordialement,
Daniel Calin

caro

un peu choquee

Message par caro » 01 juil. 2005 13:36

Salut !!

Étant une future (enfin j'espère) prof de math pour enfants sourds, je suis un peu choquée quand tu dis, Daniel, que les enfants déficients auditifs sont rares... Ce n'est pas parce que tu n'en vois pas qu'il n'y en a pas.
Il se trouve que les établissements publics sont excessivement mal adaptés pour l'accueil d'enfants sourds (et perso, je pense qu'en général, l'éducation nationale ne se préoccupe pas des enfants handicapés)... et donc, ils sont tous en établissements spécialisés.
Personnellement, je vais donc passer le CAPEJS (au passage, j'en profite pour t'informer du fait qu'on ne peut pas le passer sans avoir été embauché au préalable par un institut spécialisé... une fois qu'on l'a, on n'a donc que très peu de risque d'être au chômage, même si on n'est pas fonctionnaire), et enseigner dans de bonnes conditions, c'est-à-dire avec des classes à effectifs très légers (9 élèves max) et dans un milieu où mes collègues feront le même travail que moi...
J'aimerais également te préciser que l'arrivée de l'implant cochléaire ne va sans doute pas faire disparaître la population sourde puisque, d'une part, celle-ci le rejette, et d'autre part, l'enfant implanté n'entend pas comme nous.
biz'

Daniel Calin
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Message par Daniel Calin » 03 juil. 2005 00:46

caro a écrit :je suis un peu choquée quand tu dis, Daniel, que les enfants déficients auditifs sont rares... Ce n'est pas parce que tu n'en vois pas qu'il n'y en a pas.
1/ C'est vrai que j'en vois peu (ce n'est pas mon métier), mais j'en croise quand même de temps à autre.
2/ Dire qu'ils sont rares n'est pas équivalent à dire qu'il n'y en a pas, une future professeur de mathématiques ne devrait pas s'autoriser de telles assimilations... :wink:
3/ La rareté est certes une notion relative, mais voici quelques chiffres (de 2002) repris du site du Ministère de l'Éducation Nationale : 67 Instituts pour enfants déficients auditifs sur un total de 1 783 établissements médico-éducatifs ; 6 120 élèves accueillis dans ces établissements sur un total de 107 380 élèves accueillis.
caro a écrit :ils sont tous en établissements spécialisés.
Je n'ai pas de chiffres spécifiques pour les déficients auditifs, mais c'est à l'évidence une contre-vérité. Il y a bien longtemps, en particulier, qu'il existe ce qu'on a longtemps appelé des "classes annexées" ou "classes intégrées" pour enfants déficients auditifs. Et les actuelles CLIS-2 ont tendance à se multiplier - dans la mesure de la relative rareté de ces pathologies.
caro a écrit :J'aimerais également te préciser que l'arrivée de l'implant cochléaire ne va sans doute pas faire disparaître la population sourde puisque, d'une part, celle-ci le rejette, et d'autre part, l'enfant implanté n'entend pas comme nous.
Je sais que certains adultes sourds campent sur cette position, au nom de la défense d'une "identité sourde". C'est leur affaire. Par contre, les parents des enfants déficients auditifs, entendants dans l'immense majorité des cas, font presque toujours bon accueil à l'implant cochléaire.
Cordialement,
Daniel Calin

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