Devoir de réserve

Problèmes généraux (psychologues scolaires, option E, option G).
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gruffalo
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Devoir de réserve

Message par gruffalo » 14 févr. 2009 12:21

Bonjour,

Je suis allée dans une école cette semaine, et comme la salle où je m'installe d'habitude n'était pas libre, j'ai proposé à ma collègue de venir observer les enfants dans la classe, puis elle m'a parlé d'un nouvel élève de CE1 arrivé depuis 3 semaines, qui pose des problèmes de comportement et n'écrit presque rien dans ses cahiers. J'ai alors proposé à cet élève de venir discuter avec moi dans le vestiaire (moyen du bord...) pour parler de son travail. Après quelques réticences, il m'a suivi, et quand je lui ai demandé s'il avait des frères et sœurs, il m'a expliqué qu'il avait un petit frère qui était décédé parce qu'il n'avait pas fermé un portail... (je passe là les détails). La maîtresse m'a dit que les parents n'ont rien dit de particulier et qu'elle ne sait pas ce qui peut expliquer ce comportement. Que dois-je dire à la maîtresse ? J'ai posé la question à la psy du réseau, mais j'ai l'impression que je ne devrais rien dire et ça me dérange parce que ça pourrait aider la maîtresse, et d'autre part, il faudra bien que nous en parlions avec la famille, on ne va pas laisser cet enfant comme ça.
Quels sont vos points de vue ?
Est-ce que les textes disent quelque chose de particulier sur le devoir de réserve du maître E dans ses échanges avec le maître de la classe ?
Comment agiriez-vous ?
Merci d'avance pour vos conseils.

Pascal Ourghanlian
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Re: Devoir de réserve

Message par Pascal Ourghanlian » 14 févr. 2009 12:52

C'est vous qui êtes dépositaire de la parole de cet enfant, c'est à vous qu'il a choisi d'en parler...
Pourquoi ne pas lui demander s'il souhaite que vous évoquiez avec sa maîtresse ce qu'il vous a confié ?

Quand j'étais E :wink: , je ne travaillais jamais avec un enfant sans rencontrer ses parents.
Si c'est aussi votre manière de procéder, pourquoi ne pas les voir, leur dire les inquiétudes de la maîtresse, le travail que vous pensez entreprendre avec leur enfant et laisser venir ce qu'ils ont (ou pas) à vous dire. Vous verrez bien.

Quand j'étais E :roll: , les synthèses RASED étaient un lieu de parole préservée et confidentiel qui nous servait (E, G, psy) à évoquer, aussi, ce genre de situation.

Je sais combien sont tendues, en ce moment, les relations, combien importantes les inquiétudes face à l'avenir.
Voici les 3 pistes qui me viennent.

Bon courage.
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

gruffalo
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Re: Devoir de réserve

Message par gruffalo » 14 févr. 2009 13:49

Merci pour votre réponse,

Effectivement, je n'avais pas pensé à lui demander s'il souhaitait que j'en parle à sa maîtresse, je lui avais demandé s'il souhaitait que j'en parle avec ses parents, et il avait répondu non.
Je pense lui expliquer qu'il faut quand même en parler avec ses parents (je pense qu'il acceptera). Par contre, je ne sais pas si je pourrai travailler avec lui, alors il faudra que je trouve une autre entrée en matière lors de l'entretien, ou le faire avec la maîtresse...
Je verrai les collègues du réseau après être retournée dans cette école, c'est aussi pour ça que je demandais conseil, je vais prendre un petit moment pour reparler avec cet enfant.

Céline71
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Re: Devoir de réserve

Message par Céline71 » 14 févr. 2009 19:19

Non, je n'en parlerai pas d'emblée à la maîtresse sauf effectivement si c'est une demande de l'enfant . Pas à chaud en tout cas, et pas avant d'en parler en synthèse RASED. Je pense, en tant "qu'aidant" qu'il faut soi même avoir pu prendre un peu de distance.
par contre, je dirai à l'enfant que là où je travaille, il y a quelqu'un qui peut aider les enfants (la psychologue) qui ont des soucis dans leur tête et qui sont gênés pour apprendre.

sinon, concernant votre question sur les textes, dans le référentiel de compétences de l'enseignant spécialisé, il y a "préserver la confidentialité de l'enfant et de sa famille" ou quelque chose comme cela.

Pascal Ourghanlian
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Re: Devoir de réserve

Message par Pascal Ourghanlian » 14 févr. 2009 20:20

Pour compléter la réponse de Céline :

"L'enseignant spécialisé (...) agit selon une éthique professionnelle consciente du devoir de réserve et de l’obligation de discrétion de tout fonctionnaire, et respectueuse du droit au secret de l’élève et de sa famille, conformément à la loi" (Circulaire n° 2004-026 du 10 février 2004).
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

gruffalo
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Re: Devoir de réserve

Message par gruffalo » 14 févr. 2009 20:30

Merci,

Je vais tenir compte de vos conseils pour parler avec cet enfant Lundi matin. Je me sens moins démunie.

patrick
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Re: Devoir de réserve

Message par patrick » 17 févr. 2009 13:03

Difficile de répondre à votre demande car il y a plusieurs niveaux.
Au niveau juridique : Pour les fonctionnaires sur les problèmes de confidentialité on distingue, le devoir de réserve, le devoir de discrétion, et le secret professionnel.
Il me semble que là il n'est pas question du devoir de réserve qui concerne surtout les responsables hiérarchiques et peu les enseignants, si ce n'est que pendant notre service nous ne devons pas critiquer l'état en faisant référence à notre fonction, je n'ai pas le droit de dire au boulot : "en tant que rééducateur je pense que Darcos ne respecte pas les élèves", je peux ici dire que moi je pense que Darcos ne respecte rien sans aucune réserve !
Le devoir de discrétion me semble être adapté à votre situation, et là il me semble que la réponse doit changer de niveau.
Au niveau professionnel votre devoir de discrétion est largement déterminé par le dispositif qui a permis à une parole d'être entendue. Ce n'est pas pareil si un enfant vous parle dans le couloir et si un enfant vous parle en séance institutionnalisée.
Dans votre cas ce qui me gêne c'est que l'enfant vous a piégé en vous donnant une parole hors cadre que vous ne pouvez pas traiter.

Bien suûr que le résumé rapide que vous faites de cette histoire ne rend pas compte de la réalité de votre travail et je ne me permets pas ici de le juger. Mais si on s'en tient à ce qui est écrit, il est intéressant de penser autour de ce qui est écrit, même si ce n'est pas vraiment votre situation réelle.
Une séance d'observation n'est pas un acte neutre, anodin qui peut se faire au pied levé, il doit être préalablement négocié avec l'enseignant et surtout les élèves doivent en être prévenus à l'avance (je pousserai personnellement même le bouchon jusqu'à prévenir les parents mais là c'est mon côté excessif).
Prendre un élève suite à une séance d'observation sans travail institutionnel préalable sous-entend que vous ne vous autorisez que de vous-même, donc la parole de l'enfant vous est adressé à vous personnellement, et là nous ne sommes plus dans le droit mais dans la relation interpersonnelle classique. Moi je pense que l'on ne peut rien faire d'une telle parole, ce serait ajouter de la confusion là ou il y a l'air d'en avoir déjà beaucoup.
Cet enfant a besoin d'un cadre sécurisé et institutionnalisé qui lui permettra de poser une parole.
Vous allez me dire : c'est bien beau mais la lourdeur du dispositif va justement empêcher une parole spontanée de sortir. C'est vrai et alors l'enfant gardera son secret qui continuera donc peut-être à lui peser.
Première réponse : Vous passez dans le couloir et l'enfant vous prend à partie et vous livre un secret sans vous laissez le choix d'y échapper, ouf là à mon avis on est mal et dire à l'enfant "j'ai bien entendu ce que tu viens de me dire mais je pense qu'il faudrait en reparler dans ma salle après que le maître ait déposé une demande que le réseau ait fait une réunion de synthèse et que tes parents aient donné l'autorisation" me semble impossible ! Si l'enfant vous choisit pour livrer cette parole ce n'est quand même pas par pur hasard , peut être relancer à partir de ça. J'ai reçu des enfants qui à la récré tapaient à la porte de ma salle mais en préalable j'ai toujours marqué fortement le caractère très particulier de la situation, ce qui ne poussait pas à "l'expression libre".
Deuxième réponse: dans votre cas c'est vous qui avez ouvert les portes, c'est vous qui êtes allé le chercher, c'est vous tout seul qui vous êtes mis dans une situation d'être détenteur d'une parole dont vous ne pouvez rien faire. Votre problème maintenant ce n'est pas le devoir de discrétion mais de déterminer la nature de cette parole. Et comment à partir de cette parole construire avec cet enfant une rencontre institutionnelle.
Troisième réponse : nous n'avons pas le choix, dans le réseau toutes paroles doit être dans le cadre. Si par hasard nous sommes confrontés à une parole hors cadre nous sommes alors concernés personnellement, pas question d'aller se réfugier ni dans le droit ni dans le réseau, mais de s'interroger personnellement comment j'en suis arrivé là et comment personnellement je réponds à cet enfant.
Cette situation décrite montre bien que l'instit surnuméraire ne pourra pas aider les enfants, que ces paroles lâchées ici ou là hors cadre ne peuvent que mettre les uns et les autres en porte à faux.
Maintenant au niveau du contenu, ce que l'enfant dit n'a aucune relation avec l'école mais bien d'une histoire privée, nous ne pouvons l'aider que à trier les patates,en gros : est-ce que dans l'école tu peux mettre ça de côté pour te concentrer à apprendre ? Pas lui demander d'être complétement schizo, mais de faire la part des choses. Mettre sur la place publique de l'école son histoire privée ne l'aidera en rien pour devenir écolier. Notre job ce n'est pas son bonheur mais qu'il soit élève, l'aider à devenir élève c'est peut être l'aider à garder ce secret à l'école.
En tout cas que l'on ne me raconte pas que sa maitresse a besoin de savoir ce secret pour être maitresse avec lui.
Comme toujours je suis excessif, si ça vous aide à penser tant mieux si ça vous renferme sur la défensive tant pis pour moi.

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Re: Devoir de réserve

Message par gruffalo » 20 févr. 2009 21:13

Bonsoir,

J'ai finalement décidé de recevoir la famille avec les collègues, mais pour parler du travail et du comportement de l'enfant en question (il travaille peu, est en conflit permanent avec ses camarades). Nous lui avons dit que j'avais parlé avec lui de son travail, et nous avons aussi parlé de son comportement et de la psy du réseau qui pourrait l'aider. Elle a tout de suite accepté et nous a dit qu'il avait déjà rencontré celle de son école précédente. Elle nous a aussi parlé de ce petit frère décédé, j'ai donc pu lui dire que ce m'avait dit son fils. Pour la suite, c'est entre la psy et eux. :wink:

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Re: Devoir de réserve

Message par patrick » 21 févr. 2009 21:25

A mon avis vous ne pouvez éviter de rencontrer encore cet enfant qui vous a fait le cadeau de vous livrer un secret! Il vous a parlé à vous et hop par magie suite à une réunion où il n'était même pas présent il va se retrouver chez la psy!
Il y a là plusieurs niveaux qui frottent.
1 Pour moi, Vous avez eu une rencontre particulière qui ne peut se terminer ainsi à vous de gérer personnellement cette suite et fin peut être. C'est le moins que vous devez à cet enfant qui vous a donné sa parole.
2 Du point de vue institutionnel cet enfant ne relève pas d'une prise en charge Psy mais d'une prise en charge rased puisque ce que l'on doit traiter en premier ce sont les problèmes scolaires que posent cet enfant; C'est donc à une réunion de synthèse de décider de la nature de la prise en charge qui pourra peut être être une prise en charge psy du rased.Mettons du tiers et de l'institutionnel pour cet enfant en mal de séparation entre personne privé et personne publique.
3 Personnellement en réunion de synthése je défendrai une position prise en charge E ou G plutot que psy dans un premier temps pour aider cet enfant comme je le disais précedement à trier les patates, entre le privé et le scolaire; pour le recentrer sur les activités d'apprentissages et lui donner les moyens de les affronter. Je fais l'hypothèse que cet èléve est envahi par sa problèmatique privée qui au passage à bond dos et lui donne un prétexte pour rester sur ses positions (ce qui me fait penser à cela c'est la facilité qu'il a de dégainer son secret pour "expliquer" ses difficultés). Avant de rencontrer la mère de l'enfant qui a perdu un autre enfant rencontrons la mère de cet élève.
4 Les explications du type c'est la cause "a" qui entraine la difficulté" b" passent toujours à côté de la réalité complexe de l'enfant et servent à éviter à avoir à penser cette complexité. La psychanalyse caricaturée, la marée envahissante des "troubles", les vagues de dys ...ces raccourcis ne peuvent pas aider un enfant pris dans des liens multiples. Si on peut l'aider à détisser et à retisser ce n'est pas en lui fournissant une piste de travail ou il n'aura pas à faire le travail de détissage.L'orientation psy telle que vous allez la proposer à cet enfant c'est une fois de plus toujours les mêmes a priori: on sait ce qui est bon pour toi! on a les moyens de réparer ce que l'on sait de défaillant chez toi!
Bon je suis vraiment un emmerdeur de parler ainsi d'un enfant que je ne connais même pas mais justement c'est à mon avis dans un premier temps de donner une réponse un peu déstabilisante,d'emmerder cet enfant qui peut être l'aidera à sortir de ses justifications convenues.A mon avis il vous a choisi car il a pressenti que vous pouviez être cet emmerdeur en lui donnant une autre réponse que les réponses qu'il a l'air d'avoir déjà eu!
Si moi j'arrive à vous déstabiliser, que cela vous aide à repenser cet enfant peut être que vous pourriez faire le même pari avec lui!!
Ce "secret" mérite d'être acceuilli tranquillement, de ne pas être pris comme "explicatif" de quoi que ce soit comme comportement et d'être renvoyé à l'enfant comme à sa propre responsabilité sur sa situation scolaire. Cela vous pouvez le faire dans un premier temps. Dans notre mêtier ce serait trop bête de passer à coté de possible aussi palpitant.

Pascal Ourghanlian
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Re: Devoir de réserve

Message par Pascal Ourghanlian » 21 févr. 2009 22:37

J'aurais beaucoup aimé faire une réponse aussi compréhensive et riche que celle proposée par patrick... Pas un mot à reprendre.
Ce forum continue de me surprendre par son niveau d'élaboration! Grâces en soient une nouvelle fois rendues à Daniel...
Cordialement,
Pascal Ourghanlian

Céline71
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Re: Devoir de réserve

Message par Céline71 » 22 févr. 2009 10:51

Je ne serai pas aussi catégorique que Patrick. :wink: Je pense qu'il ne faut pas tomber dans un excès ou l'autre mais garder à chaque fois un peu de distance et de recul.... Il faut évidemment se méfier des modèles explicatifs simplistes (il est comme ça parce que etc...etc...) et même j'irai plus loin dans le cadre de l'école je ne pense pas que chercher à expliquer, avoir la sensation de maîtriser les causes puissent aider à remettre dans une dynamique de changement un sujet ...C'est pour cela notamment que dans mon 1er message je vous disais que je ne dirais pas d'emblée quelque chose à l'enseignante de la parole de l'enfant. Comprendre à mon avis, c'est pouvoir penser et non expliquer. Donc se méfier de modèles explicatifs simplistes qui risquent d' enfermer le sujet dans une causalité réductrice mais en même temps ne pas nier l'impact qu'ont pu avoir certains évènements, pouvoir reconnaître . Ce n'est pas rien dans l'histoire d'une famille de perdre un enfant...
Dans tous les cas, je pense que c'est une bonne chose que la famille de l'enfant ait pu être rencontrée, non pas pour qu'on lui répète d'emblée ce qu'avait dit l'enfant, mais pour qu'on puisse entendre ce qu'elle avait à dire concernant les difficultés de son enfant à l'école. Et puis parce que c'est lorsqu'on a questionné l'enfant sur sa famille, qu'il a parlé de ce petit frère...L'idée d'associer l'enfant à la rencontre et de lui proposer ainsi une place de Sujet aurait bien sûr été intéressante.
Concernant la rencontre avec la mère de l'élève plutôt que la mère de l'enfant, pas évident avec la mère d'un enfant qui n'est justement certainement pas élève, et qui manifeste pour l'instant par tout un tas de difficultés comportementales cette impossibilité à être "un parmi les autres", à mettre son histoire d'enfant suffisamment de côté pour être disponible pour les apprentissages... Un enfant qu'il va certainement justement falloir accompagner pour qu'il trouve le chemin des apprentissages et qu'il devienne petit à petit un élève à l'école.
Et pour finir concernant la question de l'aide (psy, pas psy), je resituerai cela dans le contexte du RASED. La psy est la psy du RASED, et non une psy en libérale ou à l'extérieur. Les aides ne sont pas clivées, l'enfant va se servir de cet espace ou pas, l'investir ou pas (et dire de cette façon si cette aide lui convient ou pas) et d'autres perspectives restent ouvertes.
Cordialement
Céline

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Re: Devoir de réserve

Message par gruffalo » 23 févr. 2009 16:30

Merci pour vos remarques,

Je ne pense pas que cet enfant était sans difficultés avant de perdre son petit frère, je pense que la situation est plus complexe que cela.
La question du maître G a été vite réglée, nous n'en avons pas. J'ai tenu à organiser une rencontre avec la famille (en l'occurence la maman) avant les vacances parce que je pars en formation après (si si, vous avez bien lu, je suis en formation) et je ne reviens pas avant le 30 Mars. Les maîtresses (elles sont 2 à mi-temps) étaient désemparées et j'ai fonctionné comme quelqu'un qui a travaillé dans une école à deux classes sans que le RASED n'intervienne jamais (je ne les accuse pas, je sais ce que c'est qu'un secteur de RASED), et je me suis souvenue comme c'était parfois difficile.
Merci de m'avoir fait remarquer comme cette relation est particulière entre l'élève en question et moi, je vais pouvoir prendre un peu de recul pour réfléchir à la suite que je peux donner puisque j'y retourne dans plus d'un mois.

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