Avis du Sénat

Problèmes généraux (psychologues scolaires, option E, option G).
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gérald
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Avis du Sénat

Message par gérald » 03 déc. 2008 18:06

Bonsoir,
Un peu long mais...surtout triste de voir notre école partir en morceaux!

France Info a repris EN BOUCLE (au même rythme que l'affaire Grégory!) "la manifestation de plusieurs centaines d'enseignants à Paris et devant le Sénat contre la suppression des RASED" avec détail du sigle. La pétition qui a dépassé les 200.000 signatures a aussi été citée, mais pas systématiquement. Merci à ceux qui se sont déplacés. Cela n'est pas un "coup pour rien" car on parle de nous et on va y arriver.
Un sénateur socialiste a proposé un amendement de transfert de budget (je ne sais plus lequel, peut-être du remplacement) pour financer la non-réaffectation des 3000 RASED. Amendement rejeté.

Avis du Sénat ce matin. Préparez-vous à bondir. http://www.senat.fr/rap/a08-100-5/a08-100-5.html

Extrait trouvé dans le lien ci-dessus:
Votre rapporteur souhaite d'abord saluer le volontarisme du ministre de l'éducation nationale : le schéma d'emplois pour 2009 est en effet marqué par le souci de respecter le principe du non remplacement d'un départ à la retraite sur deux, valable pour l'ensemble de la fonction publique, sans diminuer pour autant le nombre d'enseignants dans les classes.
C'est là un choix rationnel, efficace et courageux, que votre rapporteur partage entièrement.

a) Développer le financement sur projet des associations complémentaires

Ainsi la révision de la situation des enseignants actuellement mis à disposition d'associations éducatives complémentaires ou d'organismes publics est une décision de bon sens, dès lors qu'elle ne se traduit pas par une baisse unilatérale et systématique des financements prévus pour 2009.
Tel n'est au demeurant pas le cas, puisque si le soutien par mise à disposition est appelé à disparaître, le ministère de l'éducation nationale continuera à financer les associations complémentaires par la voie de
subventions attribuées sur projet.
Cela témoigne d'une volonté de bonne gestion des fonds publics. Pour autant, les décisions doivent être prises dans la clarté et ne pas être brutales : il conviendrait à cet égard que le ministère définisse les critères qui lui permettent d'apprécier l'opportunité de maintenir ou non une mise à disposition ou une subvention, en prenant garde à respecter le principe d'égalité de traitement.

Par ailleurs, il va de soi que les associations complémentaires, qui pour nombre d'entre elles remplissent des missions, si ce n'est de service public, du moins d'intérêt public, devraient voir leurs financements
préservés : votre rapporteur a à l'esprit notamment les associations accompagnant les élèves handicapés et contribuant à leur accueil en milieu scolaire.
Pour autant, les associations doivent également prendre en compte les nécessités d'une bonne gestion par l'État des emplois publics : le régime de la mise à disposition, s'il avait les avantages de la commodité, n'avait pas vocation à devenir une forme de soutien « institutionnalisé ». Celui-ci doit se traduire par des financements publics et non par l'affectation d'emplois de fonctionnaires hors de la sphère publique.

b) Mettre à profit les compétences des maîtres spécialisés

De même, votre rapporteur considère que la « sédentarisation » de 3 000 maîtres spécialisés des RASED n'a en soi rien d'illégitime si elle se fait dans des conditions permettant aux compétences indiscutables de ces
enseignants d'être pleinement exploitées.

L'existence de ces réseaux répond en effet à une indiscutable nécessité de prise en charge des difficultés profondes que peuvent connaître certains élèves. Pour autant, le principe même du réseau conduit à une forme « d'externalisation » du traitement de la difficulté : si l'intervention des maîtres spécialisés se déroule bien dans l'école de l'élève concerné, elle
se fait en dehors du cadre de la classe. Il manque ainsi dans les écoles et dans les classes des professionnels formés susceptibles de repérer les difficultés et d'y apporter une réponse rapide.

La « sédentarisation » de 3 000 maîtres spécialisés permettra ainsi de faire bénéficier les élèves de leurs classes et, plus largement, ceux de leurs écoles de leur compétence particulière en matière de remédiation.

LES RÉSEAUX D'AIDES SPÉCIALISÉES AUX ÉLÈVES EN DIFFICULTÉ (RASED)

Les RASED sont les héritiers des groupes d'aide psycho-pédagogique (GAPP), auxquels ils ont succédé après la publication de la circulaire n°90-082 du 9 avril 1990 du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports. Ils sont actuellement régis par la circulaire n°2002-113 du 30 avril 2002, qui définit leurs deux missions principales :
la prévention et la remédiation, toutes deux tournées essentiellement vers les élèves en grande difficulté à l'école primaire.

Le choix de construire ces réseaux trouve son origine dans le double souci de maintenir les élèves en difficulté dans les classes et d'apporter une réponse à leur situation particulière. Dès lors, il a été prévu de créer des réseaux jouant le rôle de ressources, capables d'apporter régulièrement aux élèves l'aide spécialisée dont ils ont besoin tout en maintenant le
principe d'une scolarisation normale en dehors du temps où ils travaillent avec les maîtres spécialisés.

Ces derniers sont de deux types :

- des maîtres « E » spécialisés dans les difficultés d'apprentissage ;

- des maîtres « G » spécialisés dans les difficultés comportementales, supposant une approche rééducative.

L'appellation courante de ces maîtres vient de l'option du certificat d'aptitude professionnelle pour les aides spécialisées,les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap (CAPA-SH), qui a remplacé l'ancien qui a remplacé l'ancien CAAPSAIS, et dont l'obtention permet de devenir maître spécialisé.

Outre ces deux catégories d'enseignants, les RASED accueillent des psychologues scolaires, dont les compétences sont complémentaires de celles des maîtres spécialisés.

Les enseignants des RASED interviennent à la demande de leurs collègues, lorsque ceux-ci constatent les difficultés durables connues par un élève. L'aide que les maîtres spécialisés apportent peut alors prendre la forme de séances de travail régulières avec l'élève en question, organisées durant le temps de classe.

Si aucun bilan officiel n'a été établi de l'action des RASED, les difficultés suivantes avaient pu être relevées :

- la coordination entre professeurs des écoles et maîtres spécialisées n'a pas toujours été optimale, alors même qu'elle est la condition de l'efficacité de tels réseaux. Cela a conduit à la mise en place de « correspondants RASED » au sein de chaque école dans certains départements ;

- le volet « prévention » de la mission confiée aux RASED semble être largement passée au deuxième plan, le principe même du réseau rendant difficile la détection, par les membres de RASED, qui par définition ne sont pas présents à plein temps dans une école donnée, des difficultés connues par les élèves de ces écoles. A cet égard, des procédures plus précises auraient du être formalisées afin de permettre à la prévention de devenir une mission pleinement effective des réseaux.

Pour autant, l'existence de maîtres spécialisés apparaît d'autant plus nécessaire que les RASED étaient le plus souvent sollicités afin d'apporter des réponses à des difficultés lourdes, profondes et durables. Ces dernières ne peuvent être prises en charge dans le cadre scolaire « classique », les professeurs n'étant pas formés pour ce faire.

Une évaluation fine du fonctionnement des RASED semble donc nécessaire afin de prendre la pleine mesure de leur activité et des ajustements que peut requérir leur organisation.

Il ne fait nul doute en effet que les maîtres spécialisés réaffectés devant des classes ne s'imposeront rapidement comme les références en matière de remédiation dans leurs établissements. Leur compétence pourra donc se diffuser à l'ensemble de l'école et permettre une meilleure prise en charge des difficultés.

A cet égard, votre rapporteur estime que la « sédentarisation » n'est pas en elle-même synonyme d'une négation des capacités professionnelles des maitres spécialisés, sous réserve que le rôle de référent qu'ils joueront, en plus
de celui de professeur devant une classe, puisse être formalisé. Tel est déjà en partie le cas, puisque le régime indemnitaire particulier des maîtres spécialisés « sédentarisés » sera maintenu.

Pour autant, il conviendra d'affecter ces enseignants dans des écoles où leurs compétences pourront pleinement bénéficier aux élèves : cela suppose que sans être nécessairement fléchés, les postes ouverts aux maîtres spécialisés affectés devant une classe soient pour une part repérés et choisis. Il va de soi que ces derniers ne peuvent en effet être affectés de la même manière au gré des aléas bien connus des mouvements de personnels."
Fermez le ban!
Ben,...je crois qu'il va falloir continuer à se défendre et ne pas baisser les bras!

Cordialement

vercar
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Re: Avis du Sénat

Message par vercar » 03 déc. 2008 20:46

Toujours du grand n'importe quoi!!
Lisez:
"M. Xavier Darcos, ministre. - L'organisation actuelle démontre les limites d'une prise en charge trop partielle des difficultés scolaires. Ces difficultés ne peuvent pas être réglées en trois quarts d'heure par un intervenant extérieur, quelles que soient ses compétences professionnelles ; elles doivent être traitées dans l'établissement, toute la semaine, par un soutien approprié. Nous ne supprimons pas le soutien : les 10 000 maîtres engagés dans les Rased, continueront de se consacrer à la résolution des difficultés psychologiques et comportementales des élèves. Ils interviendront même auprès d'un plus grand nombre d'élèves : au total, au lieu de 7 élèves sur 125, ce seront 36 élèves sur 125 qui seront aidés ! Les 3 000 maîtres spécialisés affectés dans les écoles pour traiter en continu des difficultés des élèves. Je rencontrerai ces jours-ci les syndicats sur cette question, pour ajuster le dispositif. Nous avons prévu également de former, sur la base du volontariat, 40 000 enseignants à la résolution des difficultés scolaires, afin que chaque école dispose d'un « maître ressource » sur ces questions."

Céline71
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Re: Avis du Sénat

Message par Céline71 » 03 déc. 2008 20:53

"A cet égard, votre rapporteur estime que la « sédentarisation » n'est pas en elle-même synonyme d'une négation des capacités professionnelles des maitres spécialisés, sous réserve que le rôle de référent qu'ils joueront, en plus
de celui de professeur devant une classe, puisse être formalisé. Tel est déjà en partie le cas, puisque le régime indemnitaire particulier des maîtres spécialisés « sédentarisés » sera maintenu.

On voit bien la confusion qui s'opère entre le fait de reconnaître notre spécialisation (maintien d'une indemnité spécifique) et le fait de nier totalement notre spécificité dans l'école ( création d'un espace tiers, rôle de médiation, prise en compte du temps subjectif de l'enfant pour l'aider à mieux s'adapter au temps normé des apprentissages etc.).
La sédentarisation n'est pas une négation de notre spécialisation mais elle est bel et bien une négation de notre spécificité.

Claire23
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Re: Avis du Sénat

Message par Claire23 » 03 déc. 2008 21:27

La sédentarisation est une mascarade! De même que les postes "fléchés", de même que la "reconnaissance de notre spécificité" (bien sûr qu'ils sont spécialisés, puisqu'ils touchent une prime!"), de même que les soi-disant futures missions de ces "RASED école".

Quand on a une classe, on fait la classe. On gère les difficultés des élèves au quotidien, et quand les difficultés d'un élève persistent, on fait appel au RASED.
Voilà la réalité.

Etre sédentarisé, ça veut dire avoir une classe. Peut-être aurons-nous un regard plus "spécialisé" sur les difficultés et les éventuelles solutions à apporter aux deux ou trois élèves qui seront en difficulté dans notre classe, mais pour le reste, on fera la classe. Comme nos collègues. Ni plus ni moins. Sauf qu'on ne pourra plus faire appel aux RASED, parce qu'ils n'existeront plus!
Parce qu'il faut faire des efforts, parce que c'est la crise, et parce qu'on coûte cher, et parce qu'un enseignant ça enseigne, devant une classe, et qu'un fonctionnaire ça fonctionne.

Point barre. Il serait vraiment temps qu'ils arrêtent de jouer les hypocrites, et qu'ils aient au moins le courage d'appeler un chat un chat.

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